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Le communiqué

L’opération « CAP22 » lancée par le gouvernement sur l’avenir de la Fonction publique se traduit par des annonces ministérielles unilatérales concernant l’éducation nationale et ce en plein été...

Un nouvel exemple du peu de cas que le gouvernement fait du dialogue social avec les représentants des personnels.

Le Premier ministre a en effet fait état hier, par communiqué, des orientations décidées pour l’Éducation nationale.

Nombre d’entre elles ont déjà été dévoilées par le Ministre de l’Éducation nationale (réforme territoriale, formation...) et sont déjà prévues à l’agenda social de ce ministère. Par contre, d’autres n’avaient été abordées en aucune manière (profilage des postes, création d’une agence d’évaluation…).

Ce communiqué confirme une orientation que la FSU ne partage pas : fusion des académies qui risque de dégrader le service public et qui préfigure une régionalisation accrue de la politique de l’éducation Nationale, profilage des postes, développement des parts individualisées des rémunérations…, autant de fausses solutions aux problèmes d’attractivité des métiers de l’enseignement.

D’autres mesures restent floues : « pré recrutements », moyens et modalités pour la formation continue, définition de la « RH de proximité », architecture de la formation initiale des enseignants.

Pour prétendre répondre aux enjeux, le gouvernement choisit des projets axés sur l’individualisation des personnels, une gestion plus technocratique du système éducatif donnant de plus en plus de poids au local.

Le gouvernement évite de répondre à bien des questions comme celle des moyens à mettre en œuvre : créations de postes nécessaires, revalorisation des conditions de travail, des rémunérations, véritable développement de la formation initiale et continue. Pour la FSU la qualité du service public d’éducation est indispensable pour réduire les inégalités sociales et territoriales.

Porteuse depuis toujours d’un réel projet éducatif au service de la réussite de tous les élèves, et défendant l’expertise professionnelle des personnels, enseignants et non-enseignants, et leurs métiers, la FSU demande au Ministre de L’éducation à être reçue dès la rentrée pour faire le point sur ces mesures, et l’ouverture de discussions avec les organisations syndicales sur chacun de ces sujets.

En accusant le navire humanitaire Lifeline de faire le jeu des passeurs, le président de la république a déclenché les foudres des associations qui agissent en mer Méditerranée avec la volonté de faire respecter le droit international. 

La solidarité ne se divise pas

Dans une lettre ouverte signée de 68 responsables associatifs parmi lesquels on compte Solidarité Laïque dont le SNUipp-FSU est membre, les associations ont fait part de leur plus vive émotion. « Nos organisations, et l’ensemble de la communauté des ONG françaises, nos 250.000 militants bénévoles, salariés et volontaires, et les millions de citoyens qui soutiennent nos actions, ont été heurtés par vos propos. » ont-elles notamment écrit au président de la République en lui rappelant que « la solidarité ne se divise pas » et ne choisit pas son public  car sinon « ce n'est plus de la solidarité ». 

Les associations rappellent au contraire que c'est  « le rôle des États d’assurer des voies légales et sûres pour la migration et l’accueil des personnes en danger. C’est le rôle de notre pays que de continuer à porter une parole courageuse en faveur des réfugiés. C’est le rôle de notre pays enfin que de porter une voix généreuse et solidaire. » 

Le texte commun

Les syndicats de la FSU , le SE-Unsa, l'Unsa-éducation, A & I Unsa, , la CGT-éduc'action, Solidaires, Sud-éducation, la FNEC-FP-FO et les organisations lycéennes et étudiantes SGL, l'Unef ainsi que la FCPE ont quitté la séance du Conseil supérieur de l’éducation suite au refus de l’administration de retirer les projets de modifications des programmes de 2016 de l’ordre du jour. Pour les mêmes raisons, les syndicats de la CFDT ont refusé de siéger à ce même CSE du 12 juillet 2018.

Ils ont collégialement dénoncé la méthode de travail, l'absence de concertation, de consultation comme la politique autoritaire et la vision idéologique de l'école qui entre en contradiction avec l'école de la confiance ou le pragmatisme prôné dans les médias.

Depuis un an la distance entre le discours et la manière de procéder de ce ministère constitue un empêchement à une évolution de l’école qui permettrait d'enrayer les inégalités et de faire réussir tous les élèves.

La communauté éducative réclame que l’école ne soit pas l’affaire de parti pris mais l'objet de débats appuyés sur les travaux de la recherche et la concertation avec ceux qui sont directement concernés. L'école a besoin de temps, de sérénité, de réelle confiance et de moyens pour lui permettre d’être le lieu d’émancipation et de réussite de tous les élèves.

Paris le 12 juillet 2018

A peine deux ans après la parution des programmes de 2016, sans concertation préalable avec les enseignants et leurs représentants, sans réunir le comité de suivi des programmes dont c’est pourtant le rôle, le ministre procède à une véritable réécriture de programmes.
En effet, les documents présentés au Conseil supérieur de l’éducation (CSE) du 12 juillet n’ont rien de simples ajustements. Le sens et la compréhension, pourtant essentiels, sont relégués loin derrière l’automatisation et de la mémorisation. La disparition des repères de progressivité et l'annonce de la mise à disposition de repères annuels remettent en cause la politique des cycles pourtant inscrite dans la loi de refondation de l’école.
Dans un communiqué publié après avoir claqué la porte du CSE avec plusieurs autres organisation, le SNUipp-FSU dénonce « ces ajustements qui s’appuient sur les programmes de 2008 sanctionnés par les évaluations PIRLS, ne diminueront pas les inégalités et n’amélioreront pas les résultats des élèves. » Des ajustements qui « peuvent même être préjudiciables à ceux qui sont les plus éloignés de la culture scolaire. », ajoute-t-il.

Mépris des enseignants et de leurs représentants

Sur la forme, acter de telles modifications une semaine après la fin des classes et alors que l'application de ces textes est prévue pour cette rentrée est un véritable mépris à l’égard des enseignants. Pour le syndicat, « enseigner ce n’est pas exécuter, cela nécessite du temps pour s’approprier les changements et les traduire dans les pratiques de classe. » Il souligne aussi qu’ « en transformant le dialogue social en un exercice formel, le ministère vide de son sens une instance qui réunit pourtant l’ensemble de la communauté éducative. »

Du pouvoir d’agir

L’idéologie, les partis pris, l’autoritarisme, le manque d’appui sur les travaux de la recherche ne peuvent guider l’école. Le SNUipp-FSU demande donc au ministre « de faire véritablement confiance aux enseignants. Ceux-ci n’ont pas besoin de nouvelles directives et préconisations mais plutôt de pouvoir exercer leur professionnalité en conservant leur liberté pédagogique et leur pouvoir d'agir indispensables pour mettre en place les situations d'apprentissages en réponse aux besoins de leurs élèves pour permettre leur réussite. »

Le Ministre lance la deuxième édition de la rentrée en musique. L’idée est de développer la pratique musicale collective en proposant « un temps d’accueil musical simple et convivial pour accompagner les nouveaux arrivants », le lundi 3 septembre. Nouveauté cette année : le ciblage plus particulier des écoles et établissements de l’éducation prioritaire, avec l’attribution d’un parrain ou d’une marraine artiste pour la réalisation de cet événement, qui pourra éventuellement être présent et éventuellement aussi poursuivre un travail sur l’année. Il est évidemment recommandé aussi que « les élèves soient associés le plus en amont possible au projet » et « de prévoir les outils de travail ainsi que les répétitions ».

Quelques bémols

Les objectifs indiqués sur Eduscol peuvent être partagés : « marquer de manière positive le début de l’année scolaire afin de susciter le plaisir d’apprendre chez les élèves » et « mettre en lumière les vertus éducatives dont la pratique musicale collective est porteuse. »
Sauf que la circulaire destinée aux pilotes des réseaux, écrites le 6 juin, a mis quelque temps à redescendre dans des écoles qui, comme en toujours en juin, sont en plein boum de fin d’année scolaire. Et qu’anticiper le plus en amont possible à sept jours des vacances d’été est un véritable défi, d’autant que les répétitions éventuelles seront séparées par deux mois de vacances du jour J. 

Opération de com

« Le plaisir d’apprendre », comme « la connaissance dans le domaine des arts et de la culture »  qui sont évoqués ne se jouent évidemment pas en quelques notes de musique le jour de la rentrée mais relèvent d'un travail avec les élèves en profondeur et sur la durée. Cette énième préconisation hâtive à quelques jours de la sortie tient plutôt d'une opération de communication qui fait bien peu de cas de la réalité du travail des enseignants et des artistes appelés à intervenir.

C'est l'heure de la pause attendue des  vacances d'été pour les élèves et les enseignants des écoles. Mais le dossier des promotions à la hors-classe n'est toujours pas réglé. Le taux d'enseignants qui pourront bénéficier de l'avancement dans ce grade supérieur au 1er septembre 2018 n'a pas été arrêté officiellement. Une situation d'autant plus préjudiciable que le ministère s'était engagé dans le cadre du protocole PPCR à ce que ce taux soit augmenté .  Ce problème vient se surajouter à de nombreux dysfonctionnements et injustices dans les nouvelles règles d'accès à la hors-classe dénoncées par le SNUipp-FSU dans une pétition en ligne qui a déjà dépassé les 10 000 signatures (ajoutez votre signature ici) .

Régler la situation au plus vite

Dans les académies, beaucoup de CAPD se sont néanmoins tenues dans l'ignorance du taux de promotion, se trouvant dans l'impossibilité d'arrêter un tableau d'avancement ou arrêtant des promotions sans connaissance du contingent de promus ! Les personnels concernés restent donc dans l'incertitude alors même que cette décision peut conditionner leur décision de faire valoir ou non leur droit à la retraite en septembre prochain.   Devant l'immobilisme et la surdité de l'administration  sur cette question importante, le SNUipp vient d'adresser un courrier au Premier ministre Edouard Philippe lui demandant "d’intervenir auprès des ministres chargés du budget et de la Fonction publique pour que cette situation soit réglée au plus vite."

Le communiqué Concours PE : la crise de recrutement perdure

Les résultats du concours de recrutement de professeurs des écoles (CRPE) 2018 sont tombés et ils ne sont pas bons, témoignant d’une crise de recrutement qui perdure.

Une nouvelle fois, le nombre d’admis est inférieur au nombre de postes offerts. Ce sont 775 recrutements qui manquent à l’appel à l’issue du concours dont 361 dans l’académie de Créteil et 338 à Versailles. Depuis 2013, tous les CRPE ont été marqués par ce déficit et au total 3 571 recrutements n’ont pu être effectués à l’issue des épreuves d’admission.

Cette situation ouvre une nouvelle fois la voie à un recours massif à des personnels contractuels qui devront enseigner sans formation. Dès ce mois de juin, des académies pourtant non déficitaires, ont annoncé recourir à des contractuels pour l’année 2018-2019. Le SNUipp-FSU demande de privilégier le recours à la liste complémentaire y compris dans d’autres académies et sur la base du volontariat, pour pallier le déficit d’étudiants admis.

La désaffection pour le métier d’enseignant, variable selon les académies, est particulièrement criante dans celles de Créteil, de Versailles, de Mayotte et de Guyane. C’est pourquoi le SNUipp-FSU demande d’étendre le concours supplémentaire mis en place à Créteil et à Versailles aux autres académies en situation difficile.

Cette crise a des causes multiples : dévalorisation et manque de reconnaissance du métier, conditions de travail difficiles surtout en début de carrière, mobilité quasi-impossible dans certains départements…

Pour s’y attaquer, le SNUipp-FSU demande au ministère d’accompagner l’élévation du niveau de recrutement par des mesures favorisant l’accès à tous au métier d’enseignant par des pré-recrutements dès la première année de licence, des aides sociales, une amélioration des conditions de formation et d’entrée dans le métier et une revalorisation des salaires dès les premières années.

Il y a urgence car il en va de la qualité du service public d’Éducation pour tous les enfants de ce pays.

Paris, le 5 juillet 2018

1 000 euros versés sous forme de prime à tous les enseignants de REP+ dès l’année prochaine : c’est ce qu’annonce le ministre de l’Éducation nationale dans un communiqué daté du 2 juillet. Il s’agit là de tenir une partie de la promesse faite par Emmanuel Macron alors candidat à l’élection présidentielle de valoriser « les équipes éducatives intervenant en réseaux d'éducation prioritaire renforcés (REP+). »
Mais qu’en est-il des 2 000 euros restant ? La revalorisation « se poursuivra en 2019 et 2020 », précise le communiqué, avec « la possibilité d’un adossement d’une partie de cette indemnité aux progrès des élèves et à l’accomplissement du projet d’école et d’établissement qui y contribue ». En clair, c’est bien d’introduire une part de la rémunération des enseignants au mérite qu’il est question.

Dangereux précédent

Décidément bon élève du gouvernement, le locataire de la rue de Grenelle envisage donc et sans attendre, de mettre en musique « la remise à plat complète des modalités de rémunération des agents publics et la généralisation de la rémunération au mérite au niveau collectif et individuel » annoncée mi-juin par Matignon dans le cadre de la réforme de la fonction publique.
Pour le SNUipp-FSU il y a là un dangereux précédent, d’autant que les études internationales montrent que la rémunération au mérite des enseignants, là où elle a été mise en place, a été un échec, démotivant les équipes et ne favorisant en rien la réussite des élèves.

Arbitrages à venir

Quoi qu’il en soit, rien n’est encore arbitré et le SNUipp reste dans l’attente des discussions qui doivent se tenir avec le ministère. Des discussions où il rappellera que s’il peut être utile de rendre plus attractif certains postes difficiles, c’est le métier dans son ensemble dont il faudrait revaloriser l’exercice pour le rendre attractif.
Enfin, cette prime de 3 000 euros évoquée par Emmanuel Macron, qui met un point d’honneur à tenir ses promesses de campagne, n’était en rien conditionnée à un quelconque mérite. La promesse doit donc être tenue, 3000 € pour toutes et tous, sans conditions.

15 juin sur l'avenir des Comités hygiène, sécurité et conditions de travail (CHSCT), 22 juin sur la "rénovation du dialogue social", 27 juin sur les rémunérations, les groupes de travail avec les syndicats se succèdent au ministère de l'Action et des Comptes publics sans dissiper aucune des inquiétudes et des interrogations nées au moment de la présentation du projet.  Sur la forme, la FSU a, une nouvelle fois, dénoncé la méthode de dialogue social du gouvernement : documents de travail non distribués à l’avance empêchant les organisations syndicales de préparer les réunions, calendrier de concertation trop serré, aucune réponse apportée aux questions posées, de réunions en réunions les mêmes scénarios sont proposés par l’administration...

Les CHSCT fragilisés

Le gouvernement propose la création d’une nouvelle instance qui intégrerait les CHSCT. La FSU a rappelé son exigence du maintien et du renforcement des CHSCT tant ils sont indispensables aujourd’hui dans la Fonction publique. Elle a redit son désaccord sur le projet gouvernemental et est intervenue fortement pour que soient préservées les compétences, le rôle des représentants des personnels et le fonctionnement des CHSCT.

Salaires : place au mérite et à l'indemnitaire

Le gouvernement a présenté les pistes envisagées : sécuriser le pouvoir d’achat dans un cadre « soutenable » de budget contraint, modifier la structure des rémunérations en donnant plus de poids aux indemnités et moins au traitement indiciaire, reconnaître plus le mérite comme levier de gestion des ressources humaines. La FSU  a rappelé l’importance de la rémunération pour les agents publics. En effet, depuis 20 ans, le pouvoir d’achat des personnels qui font vivre la fonction publique a connu bien des dégradations : gel de la valeur du point d’indice et inflation. Le déroulement de carrière ne peut être un élément de « maintien » du pouvoir d’achat comme le prétend le gouvernement.  La FSU a rappelé avec force  la nécessité de mettre en discussion les revendications qu’elle porte, notamment en matière de revalorisation de la valeur du point d’indice, de refonte des grilles , d’intégration d’indemnités dans la rémunération indiciaire.

Les CAP toujours dans le viseur

Le gouvernement maintient le projet  visant à supprimer les CAP et donc le droit des personnels à être défendus malgré l'opposition de l'ensemble des organisations syndicales. La FSU a réaffirmé avec force que ce projet mettrait en place une usine à gaz préjudiciable aux droits des personnels comme au bon fonctionnement des services publics. La FSU demande une nouvelle fois et solennellement au gouvernement de revenir sur son projet. La prochaine réunion prévue mi-juillet ne doit pas être conclusive : la FSU exige la poursuite des discussions sur d’autres bases et  appelle les personnels à signer et à faire massivement signer la pétition qu’elle met à leur disposition pour défendre les CAP, les CHSCT et leurs droits.

Signez la pétition en ligne

Trajectoire professionnelle, accompagnement des élèves, relations avec les autres acteurs de l’école : treize ans après la loi de 2005, le SNUipp-FSU en collaboration avec une équipe de recherche universitaire, lance une étude auprès des AESH pour avoir une photographie de l’activité et des évolutions du métier d’accompagnant des élèves en situation de handicap.

Remplir l’enquête

Itinéraire professionnel, activités d’enseignement auprès des élèves en situation de handicap, relations avec l’ensemble des acteurs de l’école : le SNUipp-FSU, en collaboration avec une équipe de recherche universitaire, lance une étude auprès de la profession pour établir un état des lieux de la scolarisation des élèves en situation de handicap, treize ans après la loi de 2005.

Remplir l’enquête

Le discours de la méthode

« Il faut rompre avec ces vieilles habitudes qui consistent à défaire ce que les précédents ont mis en place » avait-il dit. La formule a peu duré et le naturel est revenu au galop semble -t-il au service d’une méthode ministérielle consistant à faire croire que des programmes qui n’ont pas deux ans seraient à l’origine de tous les maux de l’éducation nationale.
Les programmes de 2016 élaborés par le CSP, instance indépendante, avait ensuite fait l’objet d’allers-retours avec les organisations représentatives présentes au CSE dont celles des enseignants ce qui avait permis dialogues et ajustements. Aujourd’hui, on peut largement en douter puisque ces projets d’ajustements sont déjà publiés et disponibles. Aussi quel que soit l’avis de la communauté éducative, la parole ministérielle fait foi et elle a manifestement largement inspiré les membres du conseil national des programmes.

Pour quels changements dans les contenus ?

Pas simple de comparer le nouveau texte avec les programmes de 2016. On ne sait d’ailleurs pas si la référence aux programmes de 2016 peut disparaitre et si ces nouvelles prescriptions feront force de loi en lieu et place.
On observe globalement une segmentation des enseignements déconnectés du contexte et donc du sens notamment pour les élèves les plus éloignés de la culture scolaire.
On supprime le symptomatique « prédicat » qui aura fait couler beaucoup d’encre mais qui n’aura pas réussi à traumatiser plus d’une ou deux cohorte d’élèves. Du côté de l’EMC, alors que les programmes de 2016 prévoyaient un enseignement fondé sur l’expérience des élèves ce seront désormais une série de notions à maitriser selon une progression définie. Ainsi dès le CE2, les enfants devront connaitre le premier couplet de la Marseillaise et le conseil d’élèves …disparait du cycle 2.
Bref on l’a compris ces changements relèvent essentiellement de l’idéologie et d’une philosophie générale des disciplines cherchant à revenir à un enseignement vertical fait de contenus identifiés. L’exemple du passé simple est révélateur de ce point de vue ou encore la place minimale consacrée à la production d’écrits que la présidente du CSP semble réduire au seul geste graphique.
Des repères annuels sont également prévus et encore en chantier à la direction de l’enseignement scolaire. Ils risquent de rendre caduque la notion de cycle en mettant de côté les attendus de fin de cycle qui étaient pourtant le ciment d’une conception progressive des apprentissages prenant appui sur les connaissances et compétences effectives des élèves.

On change encore …

Mais c‘est surtout de l’agacement, de l’exaspération voire de la colère qui sont ressentis dans les salles de maîtres et de maîtresses devant ces changements incessants. Le renversement de valeurs opéré par ces ajustements sur le plan de la philosophie générale de l’enseignement ne vient pas aider à construire un projet et une vision sur le long terme dont l’école a tant besoin. Des ajustements, dans la droite ligne du guide orange CP et des notes au BO d'avril, qui laissent de moins en moins la main aux enseignants et aux équipes comme l’avait pourtant instauré l’esprit des programmes de 2016.

Le discours de la méthode

« Il faut rompre avec ces vieilles habitudes qui consistent à défaire ce que les précédents ont mis en place » avait-il dit. La formule a peu duré et le naturel est revenu au galop semble -t-il au service d’une méthode ministérielle consistant à faire croire que des programmes qui n’ont pas deux ans seraient à l’origine de tous les maux de l’éducation nationale.
Les programmes de 2016 élaborés par le CSP, instance indépendante, avait ensuite fait l’objet d’allers-retours avec les organisations représentatives présentes au CSE dont celles des enseignants ce qui avait permis dialogues et ajustements. Aujourd’hui, on peut largement en douter puisque ces projets d’ajustements sont déjà publiés et disponibles. Aussi quel que soit l’avis de la communauté éducative, la parole ministérielle fait foi et elle a manifestement largement inspiré les membres du conseil national des programmes.

Pour quels changements dans les contenus ?

Pas simple de comparer le nouveau texte avec les programmes de 2016. On ne sait d’ailleurs pas si la référence aux programmes de 2016 peut disparaitre et si ces nouvelles prescriptions feront force de loi en lieu et place.
On observe globalement une segmentation des enseignements déconnectés du contexte et donc du sens notamment pour les élèves les plus éloignés de la culture scolaire.
On supprime le symptomatique « prédicat » qui aura fait couler beaucoup d’encre mais qui n’aura pas réussi à traumatiser plus d’une ou deux cohorte d’élèves. Du côté de l’EMC, alors que les programmes de 2016 prévoyaient un enseignement fondé sur l’expérience des élèves ce seront désormais une série de notions à maitriser selon une progression définie. Ainsi dès le CE2, les enfants devront connaitre le premier couplet de la Marseillaise et le conseil d’élèves …disparait du cycle 2.
Bref on l’a compris ces changements relèvent essentiellement de l’idéologie et d’une philosophie générale des disciplines cherchant à revenir à un enseignement vertical fait de contenus identifiés. L’exemple du passé simple est révélateur de ce point de vue ou encore la place minimale consacrée à la production d’écrits que la présidente du CSP confond avec le geste graphique.
Des repères annuels sont également prévus et encore en chantier à la direction de l’enseignement scolaire. Ils risquent de rendre caduque la notion de cycle en mettant de côté les attendus de fin de cycle qui étaient pourtant le ciment d’une conception progressive des apprentissages prenant appui sur les connaissances et compétences effectives des élèves.

On change encore …

Mais c‘est surtout de l’agacement, de l’exaspération voire de la colère qui sont ressentis dans les salles de maîtres et de maîtresses devant ces changements incessants. Le renversement de valeurs opéré par ces ajustements sur le plan de la philosophie générale de l’enseignement ne vient pas aider à construire un projet et une vision sur le long terme dont l’école a tant besoin. Des changements qui laissent de moins en moins la main aux enseignants et aux équipes comme l’avait pourtant instauré l’esprit des programmes de 2016.

1338 réponses sur 3852 CP dédoublés en REP +, l’enquête menée d’avril à mai par le SNUipp-FSU pour mesurer les premiers effets du « CP à 12 » s’appuie sur un échantillon représentatif. Ses résultats apportent un premier éclairage à la fois sur les conditions dans lesquelles s’est mise en place la « mesure-phare » de Jean-Michel Blanquer et sur les effets de celle-ci sur les pratiques enseignantes et les apprentissages. 

Dès la rentrée 2017, les classes de CP sont dédoublées dans les REP +. Non sans mal et sans dégâts collatéraux :72 % des dispositifs "Plus de maîtres", pourtant largement validés par les enseignants et de nombreux chercheurs, font les frais de l’opération au mépris des personnels en poste et du travail collectif initié par les équipes. 34 % des écoles sont confrontées à des problèmes de locaux et 44 % des enseignants déclarent que des salles ont été supprimées (BCD, RASED, informatique, arts visuels…) Ces contraintes, qui ne feront qu’augmenter l’an prochain, ont des effets sur l’organisation du dédoublement, imposée pour 37 % des équipes soit par la hiérarchie, soit par la configuration des locaux. Ainsi 18 % des classes se voient obligées de fonctionner avec deux enseignants dans une même classe.

Un pilotage surplombant

Renforcement des prescriptions, sentiment de dépossession professionnelle, tels sont les principaux reproches exprimés par les enseignants consultés. 53 % d’entre eux sont la cible de recommandations, 23 % d’injonctions de la part de la hiérarchie concernant le choix des manuels, les contenus d’apprentissage, la mise en place d’évaluations standardisées. 53 % aussi se déclarent stressés par l’objectif affiché du 100 % de réussite. Côté formation, si elle est au rendez-vous pour 69 % des enseignants, elle est imposée dans 93 % des cas indépendamment des besoins qu’ils expriment et de ce fait se révèle inappropriée pour 35 % d’entre eux. Ce pilotage surplombant aboutit logiquement au recentrage sur les fondamentaux martelé rue de Grenelle. La lecture à 76 % et les maths à 42 % sont les deux enseignements privilégiés alors qu’entre autres les langues vivantes (38 %), l’EMC (31 %), la musique et les arts visuels (29 %) sont minimisés.

Les résultats  complets de l'enquête

En vidéo, l'analyse du SNUipp-FSU

Les modalités d’accès à la hors-classe pour 2018 accumulent les problèmes entre avis injustes, critères de départage pénalisant les ex-instits et nombre de promotions toujours inconnu.
Le SNUipp-FSU propose aux enseignantes et enseignants d’interpeller le ministre à travers une pétition.

Signer la pétition

Le 26 mai dernier, les députés décidaient qu’au moins « 50% de produits bio, locaux ou sous signe d’identification de la qualité et de l’origine (SIQO), dont au moins 20 % de produits bio » devraient être servis dans la restauration collective d’ici à 2022. Cet article 11 de la loi agriculture et alimentation fait office de rescapé dans un texte qui a par ailleurs peu résisté aux assauts lobbyistes. 

À Mouans-Sartoux, ville moyenne de l’ouest des Alpes-Maritimes à majorité écologiste, la mise en place d’un projet de grande envergure a permis d’atteindre l’objectif de 100% de bio sur l’ensemble de la restauration collective communale (cantines scolaires, du personnel municipal et crèches) et ce depuis… 2012. Devenue première commune de plus de 10 000 habitants à réussir ce pari, elle s’est lancée modestement en 1999 en pleine crise de la vache folle avec 4% de produits bio dans les menus. Dix ans plus tard, elle lance une régie de production après le rachat de parcelles agricoles préemptées en lieu et place d’un gros projet immobilier. En 2011, les cantines bio à 73,6% travaillent pour réduire le gaspillage et un agriculteur municipal est embauché. Depuis, la ville, membre fondatrice de l’association nationale Un Plus Bio, premier réseau des cantines « rebelles » (comprenez bio) ne cesse de travailler à l’amélioration et à la transmission du cercle vertueux qu’elle a su créer. Son président, Gilles Pérole, également maire adjoint à l’éducation à Mouans-Sartoux précise qu’il n’y a pas de « taille critique » d’une commune pour réussir ce type de projet. « Toutes les villes quelle que soit leur taille peuvent bouger, mais bien sûr il faut dimensionner les projets en fonction des contraintes locales ». Et l’élu d’ajouter : « Une ville comme Paris peut trouver à s’approvisionner en bio à moins de 200 km alors que c’est plus difficile pour Mouans-Sartoux. A l’inverse une toute petite commune qui confie la cantine scolaire au restaurant du village peut imposer d’utiliser des produits bio et locaux ».

« Toutes les villes quelle que soit leur taille peuvent bouger, mais bien sûr il faut dimensionner les projets en fonction des contraintes locales »

Diminuer les pertes 

Depuis qu’elle est passée au bio, la commune a peu augmenté son « coût denrées ». « Nous sommes passés de 1,92 € avec 25% de bio en 2008 à 2,04 € aujourd’hui avec 100% de bio », précise l’élu. Pour réussir ce pari il a fallu tabler sur la réduction drastique des déchets.      « De 147 g, il y a 10 ans, nous sommes passés à 32 g de déchets par jour et par repas », explique Léa Sturton, en charge de la qualité de l’alimentation sur la ville. À la cantine, les enfants ont le choix des quantités qu’ils prennent avec des plats présentés en trois portions différentes. « Chacun prend en fonction de ses besoins et peut venir se resservir au besoin » ajoute-t-elle. L’expression « manger à sa faim » prend ici tout son sens et « nous réalisons une économie de près de 20 centimes par repas », estime Gilles Pérole.
Enfin, depuis l’an dernier, 80 % des légumes des 1000 repas cuisinés chaque jour sur les trois groupes scolaires proviennent de la régie agricole municipale d’Haute-Combe. « La première année nous y avons produit une tonne de pommes de terre, il fallait bien démarrer », raconte Laureen Traclet, ingénieure agronome coordonnatrice du projet. « Depuis nous avons grandi et retourné le processus. Les menus sont constitués dans un dialogue permanent avec l’unité de production agricole et les fournisseurs locaux ». Et Gilles Pérole de conseiller : « Passer au bio ce n’est surtout pas faire des journées ou des semaines bio ». Pour l’élu, il faut « privilégier des produits ciblés afin de permettre à des filières locales de se développer en leur fournissant un marché régulier ». En 2016, une unité de conservation est achetée afin de surgeler les surplus de l’été et les réutiliser l’hiver quand la demande est la plus forte. Deux tonnes de légumes ont ainsi été conservées en 2017, ce qui devrait permettre, à terme, à la régie, de fournir 100% des besoins.

Dans les classes, ce projet alimentaire territorial trouve toute sa place avec des ateliers de jardinage sur la régie agricole ou encore des séances sur l’équilibre alimentaire

Éduquer à l’alimentation durable

Dans les classes, ce projet alimentaire territorial trouve toute sa place avec des ateliers de jardinage sur la régie agricole ou encore des séances sur l’équilibre alimentaire en lien avec le parcours santé. « Le quotidien d’un élève de 8 ans, c’est l’école, la cantine, sa ville. Ici, il peut rencontrer l’agriculteur qui produit les légumes qu’il mange à table. C’est une très grande richesse », raconte Camille Bouissou, conseillère pédagogique et enseignante de la commune jusqu’à l’an dernier. L’an prochain, des classes de découvertes sans hébergement verront le jour sur le domaine de Haute-Combe.
Son action, la commune ne l’interrompt pas à la porte de l’école. Des « défis » mis en place par la Maison d’éducation à l’alimentation durable (MEAD) permettent aux habitants d’apprendre à manger mieux et pas plus cher ou encore de mieux gérer leurs déchets. Accompagnées, ils bénéficient d’ateliers et de l’appui de professionnels. Une étude menée par la MEAD en 2016 a notamment permis d’évaluer que 85% des familles ont fait évoluer leurs pratiques alimentaires, inspirés par la politique municipale. « Mon enfant mange bio à la cantine, je ne pouvais pas ne pas modifier nos comportements à la maison » témoigne ainsi Delphine Boisin, maman d’élève très impliquée. Vous avez dit cercle vertueux ?

Article 11, du mieux mais à suivre

« 20% de bio minimum » c’est ce que veut retenir, Florent Guhl, président de l’Agence bio (GIC). Il note par contre deux points de vigilance dans la mise en place de l’article 11 de la loi agriculture et alimentation. D’abord la question des « 50% de produits bio, locaux ou sous signe d’identification de la qualité et de l’origine » qui pour partie restent d’une définition assez floue. Les « produits locaux n’ont pas de définition juridique et selon le mode de production impactent davantage l’environnement que des produits bio produits plus loin », pointe-t-il. Enfin et surtout, l’agence s’inquiète de la qualité des contrôles qui seront effectués sans « une véritable démarche de certification pour l’analyse du cycle de vie des produits consommés dans les cantines ».

« Les modalités d’accès à la hors-classe pour 2018 suscitent de nombreuses interrogations et de la colère parmi les enseignantes et enseignants des écoles. », déplorent ensemble le SNUipp-FSU, le Se-UNSA, le Sgen-CFDT et la CGT-Éduc’action dans un courrier adressé au locataire de la rue de Grenelle le 22 juin.

Ils soulignent d’une part que « les avis basés sur des rapports d’inspection plus ou moins anciens, comme sur une connaissance plus ou moins réelle des enseignantes et enseignants, engendrent de profonds sentiments d’injustice voire de mépris lorsque l’investissement quotidien n’est pas reconnu, a minima, comme très satisfaisant. », ajoutant que de surcroît, « ces avis ont un caractère pérenne et figent l'appréciation portée sur les enseignantes et enseignants. »

De plus, et à ce sentiment d’injustice, « peut s’en ajouter un autre dans les départements où, en cas de départage de barème, c’est l’ancienneté dans le corps qui est prise en compte et non l’ancienneté de l’ensemble de la carrière d'enseignante et enseignant des écoles désavantageant ainsi en particulier celles et ceux qui ont été institutrices et instituteurs dans la perspective de l’accès au grade de la hors classe avant le départ à la retraite. »

C’est pourquoi les quatre syndicats demandent au ministre :

- d’acter une augmentation des flux de promotions et de la communiquer au plus vite dans les départements ;

- de préconiser, dès cette campagne de promotions, l’étude individuelle de chaque recours portant sur les avis ;

- de donner des instructions en cas d’égalité de barème, pour prendre en compte l’ancienneté de service sur l'ensemble de la carrière, tous corps confondus ;

- de prévoir, dès l’année prochaine, la révision des avis portés cette année.

D’après l’annuaire statistique de la Commission européenne Eurydice, la France est le pays d’Europe qui consacre le plus grand nombre d’heures (1656) sur l’ensemble de la scolarité à l’étude de sa langue nationale à l’école primaire. Loin devant des pays comme la Finlande (912 h) la Hongrie (702 h) ou la Pologne (389 h) pourtant réputés pour la complexité de leur langue.
De quoi sérieusement relativiser l’obsession ministérielle d’un retour à l’enseignement des « fondamentaux ».

Nombre d’heures consacrées à l’étude de la langue nationale à l’école Cliquer sur l'image

« Dans le privé, c’est plus sérieux. Il y a des meilleurs profs, les élèves progressent et réussissent mieux. » Qui n’a entendu ce genre de sentence définitive entre la poire et le fromage d’un repas de famille ?
Seulement voilà. Une récente étude conduite par quatre chercheurs* vient infliger un sérieux démenti à ces vérités révélées. Les universitaires se sont penchés sur les résultats aux tests de français et de mathématiques de plusieurs milliers d’élèves entre le CP et le CE2, scolarisés dans le public et le privé. A l’entrée au CP, ceux du privé obtiennent un score global de bonnes réponses de 74%, contre 71,3 pour ceux du public, soit un écart de 2,3%. Alléluia ? Pas vraiment. Au CE2, les écarts sont respectivement de 2,4% en français et de 1,2% en maths.
Première conclusion tirée par les auteurs : ces résultats « contredisent certaines idées préconçues (…) selon lesquelles le secteur privé serait favorable aux élèves ayant des difficultés scolaires ou issus de milieux sociaux modestes ou défavorisés. » Par ailleurs, l’écart de départ en faveur du privé « disparait si on tient compte du niveau scolaire et social en moyenne plus élevé des élèves scolarisés dans le privé. »

Le facteur X

Car tout est là. « 36% des élèves entrés au CP en 2011 dans une école privée ont un père de milieu social très favorisé contre 17% des élèves du public ». Il y a deux fois plus d’enfants dont la mère est sans diplôme dans le public que dans le privé où en revanche, plus de 50% a le baccalauréat, contre 39 dans le public. Il y a par ailleurs 9,1% d’enfants ayant au moins un parent immigré dans le privé contre 19,4% dans le public et 5,7% sont issus d’une famille monoparentale dans le privé contre 10,2 dans le public.
Et une fois neutralisées ces variables sociologiques, qui signent aussi une proximité plus ou moins grande aux codes de l’école, l’étude montre que les résultats des uns ne s’écartent pas de ceux des autres.
Conclusion, le privé ne propose pas un meilleur enseignement que le public, il ne fait pas mieux progresser les élèves en difficulté et ses élèves auraient eu les mêmes résultats dans le public. De quoi interroger son financement par l’État, financement qui risque encore de s'accroître avec l’obligation scolaire ramenée à 3 ans.

*Qui choisit l’école privée, et pour quels résultats scolaires ? Denis Fougère CNRS, Olivier Monso MEN-DEPP, Audray Rain Paris 2, Maxime Tô University Collège of London

le Sénat a ouvert le 19 juin un débat sur le projet de loi « Immigration maîtrisée, droit d’asile effectif et intégration réussie ». Sous couvert d’un discours équilibré entre humanisme et fermeté, il s’agit en réalité de lutter contre l’immigration qualifiée d’irrégulière et qui ferait peser sur notre pays une véritable « pression migratoire ». Ce qui est démenti par les recherches sur le sujet. Le gouvernement a donné sa vision « humaniste » du traitement de cette question sociétale lorsqu’il a dénoncé le refus de l’Italie d’accueillir l’Aquarius, en se gardant bien d’autoriser les navires à débarquer dans un port français pourtant bien plus proche de celui de Valence dans l’État espagnol, où les réfugiés auraient pu déposer une demande d’asile.

Seulement 4400 migrants accueillis en trois ans

La FSU dénonce le projet de loi Asile et immigration, qui vise à faciliter les expulsions comme à limiter de manière drastique le nombre d’entrées sur le territoire, pourtant bien en-deçà de ce qui avait été annoncé en 2015. En effet, dans le cadre d’un accord au sein de l’Union Européenne, alors que la France avait promis d'accueillir 12 500 migrants, elle n’en a pris en charge que 4 400 en trois ans.
La FSU exige un accueil digne des migrants, le respect du droit d’asile, la fin du placement en rétention des personnes - dont de jeunes enfants - en situation irrégulière et la suppression effective du délit de solidarité.

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