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Les opérations de carte scolaire qui se déroulement actuellement dans les départements donnent lieu à une mobilisation spectaculaire des acteurs de l'école. Ariège, Orne, Finistère, Vosges, Yonne... Dans de nombreux départements, parents d'élèves, élus et enseignants se lancent dans la bataille pour défendre une école rurale souvent première victime des décisions arrêtées par les recteurs et les DASEN. Du côté des élus, un récent communiqué de l'Association des maires ruraux de France (Armf) estime que " Les écoles rurales ne peuvent servir de réservoirs dans lequel on puiserait sans vergogne les moyens nécessaires à une politique qui n’aurait pas assumé de se doter en conséquence des moyens nouveaux. "

Un dispositif de dédoublement non budgété

La  colère monte et fait du bruit jusqu'à Paris puisque deux députés viennent d'interpeller le ministre sur ce sujet à l'Assemblée, accusant le ministre de dépouiller les territoires ruraux pour assurer la mise en place de son dispositif "phare" de dédoublement des cP et des CE1 en éducation prioritaire. En réponse , Jean-Michel Blanquer a déclaré que ""dans chaque département rural de France, on comptera à la rentrée prochaine plus de professeurs par élève que cette année".  Un argument repris lors de la dernière émission de FRANCE  2 dans laquelle il était invité mais qui ne convaincra pas des enseignants, qui, bien qu'accusés d'être déficients en mathématiques, maîtrisent les techniques opératoires de base. 

Un redéploiement vers les centres urbains

En théorie, la dotation de 3880 postes, conjuguée à un léger recul des effectifs d'élèves,  doit en effet conduire à une légère amélioration du taux d'encadrement.  Mais concrètement, l'engagement du ministre de dédoubler CP et CE1 en REP +, CP en REP dès la rentrée prochaine va consommer l'intégralité de ces postes supplémentaires. Et il en manquera encore ! Le SNUipp-FSU estime le déficit à 2300 postes non budgétés . Pour faire face, l'administration se voit donc contrainte de puiser dans le stock de postes existants. L'éducation prioritaire étant principalement située en zone urbaine, on assiste donc à un véritable redéploiement. Au niveau régional comme dans l'Académie de Toulouse où  89 postes sont créés avec 130 postes supplémentaires pour le seul département de la Haute-Garonne, aux dépens des départements ruraux de l'Ariège, des Hautes-Pyrénées, du Lot, du Gers, du Tarn et du Tarn-et-Garonne. Même logique à l'intérieur des départements avec des fermetures dans les écoles rurales pour permettre le dédoublement dans les centres urbains . C'est le cas par exemple de la Somme où l'on prévoit 63 suppressions de classes ou même d'écoles rurales malgré la dotation positive de 18 postes largement insuffisante pour assurer les dédoublements prévus à Amiens ou à Abbeville.

Un des enjeux de la journée du 22 mars

Le SNUipp-FSU est un ardent défenseur de l'école rurale , garante de l'égalité républicaine sur le territoire et élément central de la vie et de l'activité dans les villages. Il est engagé dans toutes les actions locales pour préserver la qualité du service public d'éducation en milieu rural, s'opposer aux fermetures de classes et d'écoles qui se profilent. Le syndicat en fera un des enjeux de la journée de grève et de mobilisation du 22 mars pour défendre la Fonction publique

La répartition des 3 680 postes supplémentaires créés pour la rentrée prochaine est aujourd’hui connue. Des dotations qui, malgré une légère baisse démographique, ne suffiront pas à mettre en œuvre la mesure de dédoublement des CP et des CE1 dans l'éducation prioritaire. Les opérations de carte scolaire battent leur plein et l’administration s’attache à récupérer des postes, notamment les « Plus de maîtres que de classes », dans les territoires ruraux, les brigades de remplacement et la scolarisation des tout-petits. Une chasse aux postes qui par ailleurs ne permettra pas d’abaisser les effectifs par classe là où c’est nécessaire. La colère des enseignants, des parents et des élus locaux s’exprime partout en France.

Cliquer sur l'image

- Huit postes restent "réservés" dans l'académie d'Aix-Marseille, ainsi qu'un poste dans les académies d'Amiens, de Créteil et de Toulouse

- 100 postes restent à attribuer au titre des nouvelles conventions ruralité

- 100 postes restent à attribuer pour l'ouverture d'Ulis-école

Sur France 2

"Il y a moins d'enseignants issus des filières scientifiques. Il y a une explication toute simple c'est que lorsqu'on a un Master 2 dans le domaine scientifique, on aspire à un salaire bien supérieur à ce qui est offert aux professeurs des écoles", Francette Popineau au 20 h de France 2 a expliqué combien la question de l'enseignement des maths était complexe et nécessite de réels moyens mis dans la formation, les salaires, la reconnaissance du métier. à voir ici à partir de 22 minutes 32:

Sur RTL

Le SNUipp était également sur le plateau de RTL pour rappeler les difficultés de l'enseignement des maths, les besoins en formation mais aussi l'expertise enseignante: "Les enseignants ont les aptitudes pour enseigner les mathématiques" et "ils ne vont pas être surpris par les préconisations du rapport car c'est déjà ce qui se passe dans les classes: manipulation et cheminement vers l'abstraction".

Dans Libération

Le journal Libération dans son édition du 12 février recoupe également les annonces du rapport Villani par l'analyse du SNUipp dans son article "Enseignement des maths, peut mieux faire": "Ce rapport a le mérite de dresser un constat partagé par tous. Il est évident qu’il faut renforcer la formation… Cela fait tant d’années qu’on le réclame sans rien voir venir."

Le rapport sur l’enseignement des mathématiques piloté par le député Cédric Villani et l’inspecteur général Charles Torossian vient d’être remis au ministre. L’état des lieux qu’il dresse sur les difficultés du système scolaire français à faire réussir les élèves dans le domaine des mathématiques est largement partagé et corroboré par les évaluations internationales. Partagée également l’analyse de ces difficultés qui croise des données sociales, culturelles, didactiques et pédagogiques : mauvaise image de la discipline, appréhendée avant tout comme un instrument de sélections scolaire, profil principalement littéraire des enseignants et des enseignantes dans le premier degré, lacunes dans la formation initiale et continue, revirements incessants des préconisations officielles…

Des préconisations inquiétantes

Que faire pour sortir de l’ornière ? Le rapport préconise 21 mesures et 32 recommandations dans des champs très variés qui vont de la création de clubs mathématiques dans le périscolaire à une réforme de la formation des enseignants laissant place à un parcours disciplinaire dès BAC +1, notamment en mathématiques. 


Peu de surprises à la lecture des mesures relatives au premier degré. Les références aux trois phases d’apprentissage (manipulation, verbalisation, abstraction), à l’enseignement explicite, à l’importance de la numération et du calcul mental, au travail sur le sens des opérations figurent déjà dans les programmes de 2016, rédigés, il est vrai, avec le concours de didacticiens des mathématiques qui faisaient cruellement défaut à la mission Villani.
Plus inquiétantes sont les préconisations du rapport portant sur les méthodes et les manuels. Bien que rappelant la nécessaire liberté pédagogique des enseignants, la mission met en exergue les exemples « qui marchent » à l’étranger, se propose de faire le tri entre bons et mauvais manuels, de mettre à disposition des enseignants un matériel standardisé, des protocoles d’évaluations à utiliser trois fois par an. Sur une question complexe et multifactorielle, l’expérience montre pourtant les écueils des solutions clés en main : Singapour n’est pas Clichy-sous-Bois ni Rodez et le protocole Savoir lire écrire compter calculer (SLECC) cher à l’un des membres de la mission a échoué à faire la preuve de son efficacité.

Quel accompagnement, quelle formation pour les enseignants ?

Attendu sur la question de la formation initiale et continue, le rapport pointe le problème sans y apporter de réponse concrète, hormis la création d’un poste de conseiller pédagogique dédié aux maths par circonscription. Impossible sans moyens dédiés de progresser sur ce volet comme sur celui des liens entre école et recherche eux aussi appelés de ses vœux par la mission Villani. Pour le SNUipp-FSU, c’est pourtant en travaillant au plus près de la réalité et des besoins du terrain qu’on pourra faire progresser la réussite de tous les élèves, en mathématiques comme ailleurs. Pour l’heure, enseignantes et enseignants n’ont pas besoin de nouveaux changements, ils viennent à peine de s’approprier les nouveaux programmes et aspirent à travailler dans la cohérence et la continuité en bénéficiant de conditions de travail améliorées.

Des conditions d’enseignement dégradées

Le communiqué du SNUipp, associé au SE-UNSA et au SGEN-CFDT, sur l'insuffisance des postes prévus pour la rentrée 2018 a été repris, notamment dans Le Café pédagogique .

Grèves et manifestations, journée du 22 mars

Les mobilisations des 6 et 7 février ont été repris dans plusieurs médias nationaux et en région: ici. La conférence de presse de la FSU a permis d'en rappeler les motifs et d'annoncer une nouvelle journée d'action fédérale le 22 mars, relayée par France bleu.

Mobilisations à l'étranger aussi

Les coupes budgétaires dans l'AEFE, agence de l'enseignement français à l'étranger et les suppressions de postes de détachés provoquent de nombreuses actions depuis le mois de janvier, Le Petit journal  en fait état dans son édition du 5 février.

Colloque national "Enseigner, un métier d'exécutant ou de concepteur?"

Le SNUipp-FSU organise un colloque national les 3 et 4 avril à la Bourse du travail de Paris. Le détail ici :

« Enseigner : un métier d'exécutant ou de concepteur ? Quels savoirs et quelles pratiques pour démocratiser l'école ? » L'OZP l'annonce sur son site.

Malgré la forte mobilisation unitaire du 10 octobre dernier, le Président de la République et le gouvernement restent sourds aux revendications portées par les agents à cette occasion. Au gel du point d’indice, au rétablissement du jour de carence, à la hausse de la CSG mal compensée, aux coupes budgétaires et aux suppressions d’emploi viennent maintenant s’ajouter de nouveaux projets qui menacent directement le statut même de la fonction publique et le périmètre de ses missions.

« Ces politiques vont venir fortement aggraver une situation où déjà, que ce soit dans les administrations de l’État, dans les hôpitaux publics et dans les collectivités territoriales, on ne compte plus les services fonctionnant dans des conditions dramatiques, sans les moyens nécessaires – qu’ils soient humains ou budgétaires – et dans lesquels les conditions de travail sont détériorées comme jamais », dénoncent dans un communiqué commun sept fédérations de fonctionnaires.

Changer de direction

Pour les syndicats, « la Fonction publique est garante de l’intérêt général au service de la cohésion sociale et les moyens existent pour mettre en œuvre des orientations de progrès social pour tous. » Constatant qu’ils ne sont pas entendus et que leurs propositions ne sont pas prises en compte, ils appellent l’ensemble des agents des trois fonctions publiques à une nouvelle journée d’action, de grève et de manifestations le 22 mars prochain pour :

  • Une négociation salariale immédiate pour le dégel de la valeur du point d’indice, le rattrapage des pertes subies et l’augmentation du pouvoir d’achat ;
  • L’arrêt des suppressions d’emplois et les créations statutaires dans les nombreux services qui en ont besoin et non un plan destiné à accompagner de nouvelles et massives suppressions ;
  • Un nouveau plan de titularisation des personnels contractuels, de nouvelles mesures pour combattre la précarité et non pour favoriser son extension comme le préconise le gouvernement ;
  • Des dispositions exigeantes pour faire respecter l’égalité professionnelle ;
  • L’abrogation du jour de carence ;
  • La défense et la pérennisation du système de retraite par répartition et des régimes particuliers.

3,1 milliards, c'était la demande de financement formulée par le PME pour les trois ans à venir lors de sa troisième conférence qui s'est tenue à Dakar le 2 février. Le PME, basé à Washington , rassemble plus de 60 pays en développement, plus de 20 bailleurs de fond, des organisations internationales et de la société civile. Il a pour but de renforcer l'accès à l'école, la qualité de l'enseignement, l'équité dans l'apprentissage et la collecte des données dans les pays partenaires.

Finalement, même si ce sont seulement 2, 3 milliards de dollars qui ont été octroyés par les pays donateurs pour les trois prochaines années, le bilan est plutôt positif pour le PME avec une nette augmentation des fonds alloués pour mettre en oeuvre des programmes d'appui aux gouvernement partenaires.

La France donne un signal positif

En multipliant par dix le montant alloué lors du triennal précédent et en le portant à 200 millions d'euros, le gouvernement français a envoyé un signal positif en priorisant l'aide à l'éducation dans sa politique de coopération internationale. La Coalition éducation, dont le SNUipp-FSU est membre, y voit les conséquences "d'un plaidoyer sans relâche des organisations de la société civile à destination des décideurs, des parlementaires et du grand public" . La Coalition éducation souhaite maintenant que ce soutien financier soit suivi "d'engagements politiques concrets au sein des instances du Fonds afin que les priorités soient mises sur les besoins les plus importants. "

Le communiqué Rentrée 2018 : des conditions d’enseignement dégradées en préparation

Dans les départements, la communauté éducative se mobilise par des rassemblements et des grèves au rythme des instances locales de préparation de la rentrée scolaire prochaine. Nos organisations parties prenantes de ces mobilisations alertent sur la dégradation à venir des conditions d’enseignement et d’apprentissage, dans les collèges et lycées comme dans les écoles. 

Même en éducation prioritaire, les 3 880 postes attribués au primaire ne couvrent pas la poursuite demandée du dédoublement en CP et CE1. En décidant une forte réduction des effectifs uniquement en CP et CE1 dans l’éducation prioritaire, et ce, sans en donner les moyens suffisants, le ministre va dégrader les conditions d’enseignement et d’apprentissage partout ailleurs. Pour équilibrer leurs dotations, les DASEN sont conduits à fermer beaucoup de classes, particulièrement en maternelle et dans le rural.

Conjuguées à une baisse du nombre d’élèves dans le premier degré, ces créations d’emplois d’enseignants auraient dû être l’occasion de diminuer les effectifs dans toutes les écoles où les classes sont surchargées, d’améliorer les remplacements, de développer les « plus de maîtres que de classes », les Rased, la formation des enseignants…

L’école primaire française largement sous-investie et marquée par des inégalités insupportables doit faire l’objet d’un engagement financier massif pour réaliser les transformations nécessaires sans peser sur le reste du système éducatif. Les choix faits par le gouvernement dans le budget 2018 ne répondent pas à cet enjeu de société.

Paris, le 5 février 2018

La campagne "Reprenons en main notre santé"

Le SNUipp-FSU lance une campagne pour réclamer une médecine de prévention de qualité, son action a été relayé dans les médias comme sur le site de l'Observatoire des zones prioritaires ici.

Colère sur la carte scolaire en France

Au fur et à mesure que la réalité se fait sur la carte scolaire et les fermetures de classe, de nombreuses actions ont été menées dans les département, relayées par les médias: ici.

Un conseil scientifique, pour quoi faire?

Le Conseil scientifique de l'Éducation nationale tenait sa première conférence jeudi, l'occasion d'interroger sa pertinence, comme ici dans Libération.

Police dans les écoles à Nice?

L'annonce de policiers municipaux non armés dans les écoles niçoises à partir de mars a provoqué de nombreuses réactions. RTL a invité lundi 29 janvier le SNUipp sur ses ondes: "Une telle présence peut être anxiogène. Il faut veiller à la sécurité des élèves, c'est ce que font très bien les enseignants  tous les jours".

La relation école / familles, à préserver

Alors qu'un rapport parlementaire pointe des difficultés relationnelles entre les parents et le corps enseignant, le SNUipp rappelle sur BFM combien "La qualité des relations entre l'école et les familles est un facteur déterminant dans la réussite des élèves. Il faut que les deux milieux se comprennent."

Rémunérations différenciées, management centré sur l’individualisation, recours au contrat pour « donner davantage de souplesse dans les recrutements » : le premier comité interministériel de la transformation publique réuni le 1er février confirme les orientations inquiétantes du gouvernement concernant l’avenir de la fonction publique.

Dans un communiqué daté du 2 février, la FSU dénonce ce qu’elle considère comme « une attaque en règle contre les conditions d’emploi des agents » qui signerait « la fin d’une fonction publique au service de l’intérêt général. »

Pour le syndicat, « la qualité des services publics à rendre aux usagers, la nécessité de ces services publics sur l’ensemble du territoire, la défense de l'intérêt général, appellent au contraire à créer des emplois qualifiés pérennes et de qualité. »

Quant à la question du rendez-vous du printemps sur les rémunérations, la FSU prévient qu’elle ne se contentera pas d'un simple « point d’étape » et réaffirme sa demande d'un rendez-vous salarial digne de ce nom, c’est-à-dire une concertation débouchant sur une amélioration significative des salaires.
Elle précise qu’elle sera donc présente et active dans la concertation que mène le gouvernement début 2018 et appelle les fonctionnaires « à s’engager et à se mobiliser pour leur avenir comme pour celui de la fonction publique et pour la défense de leur pouvoir d’achat. »

Le communiqué Hold-up sur les retraités

60% des retraités, qu’ils soient issus de la Fonction publique ou du régime général, viennent de lire le montant de leur pension sur leur compte bancaire. Ils découvrent l’ampleur de la ponction liée à la hausse de 1,7 point de la CSG : 25 € par mois pour une pension de 1 500€, 34 € pour une pension de 2 000 €. Cela représente 4,5 milliards1 d’euros soustraits des pensions de retraite et d’invalidité sur une année alors que toute revalorisation est exclue pour 2018.

Il est inédit que l’on s’en prenne ainsi aux retraités avec une ponction d’une ampleur sans précédent. Sans compter que comme l’ensemble de la population, les retraités vont subir les hausses des taxes : les augmentations des complémentaires santé, du prix des carburants, du gaz, des péages… Les éventuelles compensations liées à la suppression de la taxe d’habitation ne seront que partielles et n’interviendront qu’en fin d’année.

Devant cette situation inacceptable, les retraités restent mobilisés et vont amplifier leurs interventions pour leur pouvoir d’achat. Après la campagne « carte de vœux » au Président de la République, le SNUipp avec la FSU dans le « Groupe des 9 »* appelle à des actions nationales le 15 mars.

Déterminés, les retraités ne lâcheront rien !

1 Rapport fait au nom de la commission des Affaires sociales sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale adopté par l’Assemblée nationale en nouvelle lecture pour 2018.

* Les neuf organisations nationales de retraités : FSU, UCR-CGT, UCR-FO, UNAR-CFTC, UNIR CFE-CGC, UNIRS-Solidaires, FGR-FP, Ensemble &Solidaires-UNRPA.

Paris, le 02 février 2018

à un moment où les besoins d'une prise en charge spécialisée des élèves sont croissants dans les écoles, c'est plutôt l'inquiétude et l'interrogation qui accompagnent la mise en place de la nouvelle formation CAPPEI. Les remontées de terrain font état dans plusieurs départements d’un non-respect de la différenciation des parcours, de la fusion des formations et des missions, et d'un flou généralisé sur les règles paritaires alors que les opérations du mouvement se profilent.  Le SNUipp-FSU a donc demandé et obtenu le 22 janvier une audience auprès de la DGESCO sur le sujet.

évaluer et intégrer les besoins en formation

La mise en place du CAPPEI a modifié l'organisation et le contenu des formations, notamment en ouvrant celle-ci aux personnels du second degré. Il n'en reste pas moins que sur le terrain les besoins sont importants aussi bien dans le domaine de l'adaptation scolaire que dans les réseaux d'aide, décimés par le gouvernement de Nicolas Sarkozy. Le SNUipp-FSU a rappelé l’importance des différents parcours et la nécessité de définir un cadre institutionnel pour le recensement des besoins et la répartition des moyens.

Établir et faire respecter des règles  dès le prochain mouvement

La DGESCO a confirmé son retard dans l’information des recteurs et des DASEN concernant la mise en œuvre des nouvelles dispositions . Les nouvelles certifications n'ont pas été intégrées pour le moment dans les procédures informatisées et devront l'être en toute urgence pour être opérationnelles pour le mouvement. La DGESCO a assuré au SNUipp-FSU qu'une note devrait être adressée aux services quand les logiciels auront été modifiés, ainsi que le courrier habituel en direction des recteurs pour les recueils des candidatures concernant les départs en stage.

Le SNUipp-FSU a rappelé la nécessité absolue dans la période de ne pas dévaloriser ou dénaturer la formation des enseignants spécialisés. Il a demandé au ministère de procéder à une évaluation complète et détaillée de la mise en œuvre du CAPPEI. 

PISA, PIRLS, TIMMS... Chaque parution de résultats des différentes enquêtes internationales vient rappeler à quel point notre système éducatif est inégalitaire. Le poids de l'origine sociale d'un élève sur ses performances scolaires est bien plus marqué en France que dans les autres pays de l'OCDE et l’écart entre les plus forts et les plus faibles ne cesse de se creuser. Cette inégalité face à l’éducation est la première des injustices auxquelles les enseignantes et les enseignants des écoles se confrontent au quotidien. C’est bien sûr affaire de moyens - l’école française reste largement sous-investie si on la compare aux autres pays de l’OCDE - mais c’est aussi affaire de choix de politique éducative.

Le syndrome du rétroviseur

Or, depuis son arrivée rue de Grenelle, le ministre de l’Éducation nationale multiplie les annonces et les mesures qui mettent en avant l’individualisation des parcours et des apprentissages. Il engage un resserrement sur les fondamentaux et une mise sous tutelle pédagogique des enseignants, cherchant à imposer de soi-disant « bonnes pratiques ». Des orientations qui ont déjà été mises en œuvre avec les programmes de 2008 et qui, loin de faire leurs preuves, ont au contraire exacerbé les inégalités.

Exécutant ou concepteur ?

Alors quels savoirs enseigner pour favoriser la réussite de toutes et tous ? Quelles pratiques pour que ces savoirs soient acquis par tous les élèves ? Comment développer l’expertise professionnelle des enseignantes et des enseignants, leur capacité à effectuer des choix pédagogiques adaptés et garantir leur professionnalité ?

Ce sont ces questions, et d’autres, que le SNUipp-FSU entend mettre en débat à l’occasion d’un colloque national organisé à Paris les mardi 3 et mercredi 4 avril prochains.

Au programme notamment, les interventions de Philippe Meirieu, Roland Goigoux, Dominique Cau-Bareille, du GFEN et des équipes d’écoles pour une série de conférences, d’ateliers et d’échanges.

Le programme complet bientôt en ligne

S’inscrire au colloque

Le Premier ministre l'avait assuré au moment de la mobilisation de la Fonction publique, le 10 octobre dernier:"les fonctionnaires, qui paient des cotisations, verront leur montant baisser. Les autres se verront appliquer une prime pour neutraliser l'impact de l'augmentation de la CSG". A l'examen de leur fiche de salaire de janvier, les agents publics vont une fois de plus constater que le compte n'y est pas.

Une hausse de la CSG mal compensée

Pour les fonctionnaires, l'augmentation de la CSG de 1,7 point est compensée d'une part par la suppression de la « cotisation exceptionnelle de solidarité » de 1%, d'autre part par la mise en place d'une « indemnité compensatrice de la hausse de la CSG ». Cette indemnité de compensation calculée au 1er janvier 2018 pourra faire l’objet d’un ajustement au 1er janvier 2019 sous réserve qu’elle soit plus favorable à l’agent. Passée cette date, son montant n'évoluera plus.

Une perte de salaire dès janvier 

En ouvrant leur bulletin de salaire de janvier, les professeurs d'école vont s'apercevoir que le mode de calcul de l'indemnité ne permet pas une compensation totale. De surcroît, l'indemnité va s'éroder progressivement, son montant fixe ne compensera pas au fil du temps une CSG calculée sur la base d'un pourcentage. 

Drôles d'étrennes pour les enseignants

Janvier, c'est aussi le mois choisi pour augmenter les cotisations « pension civile » qui passent de 10,29% à 10,56 % ce qui représente de 4 à 10 euros de cotisation supplémentaire par mois (soit autant de salaire net en moins !).  Sans oublier le retour du jour de carence, le report de l'application du protocole PPCR et le gel du point d'indice. Autant de mesures punitives pour des fonctionnaires qui sont appelés à se mobiliser dès le mois de mars par le SNUipp et la FSU pour défendre leur pouvoir d'achat.

Tous les éléments chiffrés actualisés sur les salaires et les carrières  sur Kisaitou.fr

Le communiqué À l’appel du SNUipp-FSU Hors de France,
grève pour dénoncer la dégradation de l'enseignement français à l'étranger

Le SNUipp-FSU Hors de France a déposé un préavis de grève sur l’ensemble du réseau AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) pour la période du 25 janvier au 6 février 2018 et appelle l’ensemble des personnels du réseau à le décliner selon les contextes locaux.

Il dénonce en effet la dotation insuffisante de l'AEFE.

Les gouvernements successifs ont vanté l’importance et l’excellence de l’enseignement français à l’étranger tout en limitant et diminuant ses moyens. Suite à la dernière coupe budgétaire entérinée par le Conseil d’administration de l’AEFE du 27 novembre 2017, les conséquences sont visibles dans le réseau. Les baisses de crédits affectent les projets, les salaires, le fonctionnement des établissements et par conséquent le travail des agents.

Le plafond d’emploi, de détachés et de contrats locaux est également insuffisant depuis plusieurs années, d’autant qu’il diminue alors que le réseau s’agrandit. Le choix de l’Agence de supprimer massivement des postes d’expatriés et de résidents amplifie les difficultés des établissements.

Le Comité technique du 6 février 2018 s’apprête à poursuivre ces fermetures.
Ces choix opérés, annonciateurs de privatisation, dégradent les conditions de travail et de vie des agents et coûteront cher au rayonnement de la France à l'étranger.

C'est pourquoi, à l'appel du SNUipp-FSU Hors de France, les personnels en grève manifestent leur attachement à l’établissement public et à la place de l'enseignement francais à l'étranger comme à Valence, Madrid, Villanueava ou Milan où les taux de grévistes dépassent les 70%.

Ils dénoncent l’ensemble de ces dégradations et demandant un autre budget.

Paris, le 29 janvier 2018

"Réduire de cinq élèves  la taille des classe en éducation prioritaire conduirait à une baisse de 46% de l'inégalité de réussite scolaire", notent Thomas Piketty et Mathieu Valdenaire dans leur étude qui fait référence sur le sujet. Le nombre d'élèves par classes est l'un des leviers de la réussite scolaire et notamment dans les zones en difficulté sociale et scolaire. Le gouvernement en a conscience puisqu'il a fait du dédoublement en CP de Rep+ sa mesure phare mais pour le SNUipp-FSU c'est sur toutes les classes, en éducation prioritaire et en dehors, que la réduction doit être effectuée afin de ne mettre aucune classe ni aucun territoire en concurrence.

En éducation prioritaire, où est la priorité ? En effet, année après année, les chiffres sont là: l'écart entre le nombre d'élèves en EP 21,81 en moyenne et et ceux des autres classes: 22,9 reste très faible, ne permettant pas une prise en compte suffisante de chaque élève et de ses besoins.

C'est pourquoi le SNUipp-FSU renouvelle sa demande d'un effort réel sur les effectifs: #PasPlusDe25 dans les classes mais #PasPlusDe20 en éducation prioritaire. Il lance depuis cette mi-janvier une grande campagne nationale pour que les choses bougent.

D'ores et déjà la revendication est portée dans tous les groupes de travail académiques. Les postes annoncés pour 2018 sont en effet  en deçà des besoins. Les 3 880 postes supplémentaires ne sont même pas suffisants pour assurer le dédoublement prévu en éducation prioritaire: il en faudrait 6 400. Impossible également d'assurer les besoins en remplacement, en "Plus de maîtres" ou encore en Rased. Le risque est grand de mettre en concurrence les écoles, ce qui est inacceptable.

Il est donc important de faire entendre la voix des équipes sur le terrain. Une application en ligne leur sera prochainement mise à disposition pour qu'elles remontent toutes les classes qui dépassent les 25 élèves et 20 en EP.

Le gouvernement a décidé de s’attaquer aux services publics avec l’opération « d’expertise et de consultation » intitulée CAP 22 et un "forum de l’action publique" d’ici mars 2018. L’objectif est annoncé : réduire le champ du service public, supprimer 120 000 emplois de fonctionnaires, développer l’emploi précaire et au bout du compte, économiser 60 milliards d’euros. Pour légitimer sa démarche, le gouvernement va mener une consultation informatique et des rencontres sur l’ensemble du territoire.

L’autre consultation

Or, « les services publics sont un élément fondamental de notre histoire commune », prévient la Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics, dont la FSU est membre. Elle a donc décidé de lancer sa propre consultation en ligne afin d’alimenter un véritable débat citoyen sur ce que les usagers, et les fonctionnaires qui sont à leur service, souhaitent pour les services publics de demain.

Remplir le questionnaire en ligne

GAFAM, c’est l'acronyme des géants du Web, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft qui dominent le marché du numérique. À elles seules, ces cinq grandes firmes américaines disposent d’une capitalisation boursière supérieure à la richesse de la France. Sauf à être membre d’une tribu amazonienne isolée ou militant radical de la déconnexion volontaire, difficile de se passer des services d’un ou plusieurs de ces géants qui envahissent la vie privée et professionnelle de la majeure partie des citoyens du monde. Une position dominante qui n’est pas sans inquiéter. Sur le plan éducatif, l’addiction générée par l’usage des smartphones, écrans et réseaux sociaux modifie en profondeur les relations sociales, les apprentissages, l’organisation du travail et des loisirs. Sur le plan économique, la situation quasi-monopolistique de ce « big five » américain assoit un impérialisme nouveau qui lui permet de capter une part importante de la richesse mondiale.

Les établissements scolaires visés

Le tas d’or sur lequel sont assis les Gafam, c’est le « big data », l’extraordinaire compilation de données numériques personnelles que ces acteurs accumulent. Celles-ci leur permettent, en cernant au plus près le profil de chaque utilisateur, de développer des nouveaux produits adaptés, des stratégies commerciales pertinentes en s’immisçant à bas bruit dans la vie privée de chacun. On comprend dès lors leur intérêt à investir la sphère éducative et ainsi pouvoir ajouter à leur tableau de chasse la collecte des données individuelles des millions d’élèves et personnels des écoles. En mai dernier, un courrier signé par Mathieu Jeandron, alors directeur du numérique pour l'éducation, donnait la possibilité aux établissements scolaires d’utiliser les outils et services des GAFAM. La réaction de nombreuses associations et organisations, dont la FSU, a permis de reconsidérer cette décision. Un exemple qui illustre la nécessité d’organiser un contre-pouvoir citoyen et politique face aux aspirations hégémoniques des Gafam et aux menaces qu’elles font peser sur la liberté et la démocratie.

  1. Chaises musicales dans les Ardennes
  2. Indre et Loire : plus de fermetures que d'ouvertures
  3. Chambardement dans la Creuse
  4. Alerte sociale déposée en Meurthe et Moselle
  5. Dans la Somme, le compte n'y est pas
  6. Colère des enseignants du Val de Marne
  7. Dans les Ardennes, deux écoles sur la sellette
  8. Dans le Lot, un sentiment d'injustice
  9. Dans la Sarthe, inquiétude pour les campagnes
  10. Les maires ruraux tirent la sonnette d'alarme
  11. Eure et Loir : grève annoncée le 26 janvier
  12. Dijon : mobilisation des élus, des parents et des enseignants
  13. Pyrénées Orientales : les enseignants entre colère et inquiétude
  14. Loir et Cher : un projet douloureux
  15. Hautes-Pyrénées : le bonheur est aussi dans le pré
  16. Vent de colère en Corrèze
  17. Le SNUipp-FSU de la Vienne monte au créneau
  18. Alerte sociale dans l'Aude
  19. Dans la Loire, pas assez de postes pour faire face
  20. Lot-et-Garonne : 3 postes seulement
  21. L'Ariège va perdre des postes
  22. Dans le 93, la mobilisation a payé
Chaises musicales dans les Ardennes #

Ce sont treize postes de PE que doit rendre le département des Ardennes à la rentrée prochaine. Et pourtant là aussi il faut mettre en place le dédoublement des classes de CP et CE1 en REP et REP+. C'est donc un véritable jeu de chaises musicales qui a été annoncé au CDEN jeudi 25 janvier pour réussir à tenir tous les bouts de la politique ministérielle. Les élus du SNUipp-FSU ont dénoncé une situation qui va conduire à l'augmentation des effectifs dans de nombreuses classes et à « la réduction à néant du dispositif plus de maitres que de classes ». Lire dans l'Union

Indre et Loire : plus de fermetures que d'ouvertures#

Avec 39 postes supplémentaires à la rentrée 2018, l'Indre et Loire connaitra pourtant un solde négatif d'ouverture et de fermeture de classe. C'est la conséquence du fléchage de plus de la moitié des postes attribués au dédoublement des classes de CP et CE1 en REP, et REP+. Une situation qui touche particulièrement les zones rurales fragilisées et des RPI. Des écoles qui accueillent pourtant aussi « un public en difficulté économique et sociale », dénoncent les élus du SNUipp-FSU. Lire dans la Nouvelle République

Chambardement dans la Creuse#

18 ouvertures de postes pour 18 fermetures de classes, c'est la carte scolaire qui a été dévoilée vendredi 26 janvier aux élus du personnels de la Creuse. Des ouvertures particulières puisqu'il s'agit de postes d'appuis pour les élèves en difficulté. Une proposition rejetée par les élus du SNUipp-FSU qui comptent bien poursuivre les discussions dans les jours à venir. Lire sur France Bleue

Alerte sociale déposée en Meurthe et Moselle#

Face à une dotation  en décalage avec les besoins de l'école, les élus du personnel SNUipp-FSU de la Meurthe et Moselle ont déposé une alerte sociale afin de marquer leur désaccord. Un préavis de grève a été déposé pour le 6 février prochain, jour de CDEN, afin de permettre aux écoles qui le souhaitent de se mobiliser. 50 fermetures de classes sont prévues dans le département. Lire dans L'Est Républicain et le Républicain Lorrain

Dans la Somme, le compte n'y est pas#

« Des classes à plus de 30 élèves en maternelle ou en cycle 3 », c'est la crainte exprimée par les représentants du personnel de la Somme dont ceux du SNUipp-FSU pour la rentrée 2018. Avec 63 fermetures annoncées pour 51 ouvertures essentiellement consacrées à des dédoublements des CP et CE1 en REP et REP+, l'intersyndicale sera amenée à boycotter ensemble les comités techniques portant sur la carte scolaire le 30 janvier et 1er février prochain.  Un rassemblement est prévu le 9 février jour du report du CTSD et une journée d'action le 15 février. Lire dans le Courrier Picard et écouter sur France Bleue

Colère des enseignants du Val de Marne#

Alors que 176 postes supplémentaires sont prévus pour la rentrée scolaire prochaine dans le département, les élus du personnel SNUipp-FSU alertent sur les conséquences du dédoublement des CP et CE1 en REP et REP+ qui amèneront de fait à la fermeture de près de 180 classes, dont déjà 110 ferme. Aussi l'intersyndicale appelle à la grève les personnels le 9 février prochain, jour de comité technique départemental, où les élus ont déjà prévenu qu'ils ne siégeraient pas. Lire sur 94Citoyens.com

Dans les Ardennes, deux écoles sur la sellette#

Avec 13 postes en moins pour la rentrée prochaine, ce sont deux écoles qui sont menacées de fermeture ce qui a amené les élus de la FSU dont ceux du SNUipp à voter contre ce projet au CTSD qui s'est tenu mardi 23 janvier. Lire dans L'UNION

Dans le Lot, un sentiment d'injustice#

Avec 22 postes supprimés à la rentrée prochaine pour 350 élèves en moins, le SNUipp-FSU départemental est très inquiet pour la rentrée prochaine. Un sentiment partagé par les élus locaux. Une journée d'action est prévue le 7 février prochain, veille de la réunion du CDEN à Cahors qui doit entériner la carte scolaire. Lire sur La dépèche. Le vendredi 19 janvier, l'école d'Aynac était ainsi informée d'une probable fermeture à la rentrée prochaine, une réunion dès le 25 janvier organisait la mobilisation (lire dans la Dépèche). À Bretenoux, lundi 27 janvier, près de 250 personnes se sont retrouvées pour défendre l'école de Cahus menacée de fermeture, les élus en tête de cortège. Lire également dans la Dépèche

Dans la Sarthe, inquiétude pour les campagnes #

" Pas de village sans école". C'est pourtant ce que redoutent le président de l'association des maires ruraux de la Sarthe et le SNUipp-FSU alors qu'aucune création de poste n'est prévue dans le département. Les acteurs locaux craignent que la mise en place du nouveau dispositif des CP à 12 en REP se fasse au détriment des campagnes. Lire et écouter sur France Bleu Maine

Les maires ruraux tirent la sonnette d'alarme#

L'association des maires ruraux de France (AMRF) par un communiqué du 23 janvier n'accepte pas "que les choix politiques et leur application, bienvenue, du dédoublement des classes pour diminuer le nombre d’enfants scolarisés par classe dans les zones prioritaires, se fassent au détriment des enfants des territoires ruraux".  "Il n’est pas acceptable de déshabiller Loïc pour habiller Stéphanie", ajoute-t-il. Lire sur le café pédagogique et le communiqué de l'AMRF. 

Eure et Loir : grève annoncée le 26 janvier #

Une alerte sociale déposée, un comité technique départemental qui a recueilli un vote unanime en contre des organisations syndicales et un appel à la grève et au rassemblement le vendredi 26 janvier. Ce sont les actions portées par le SNUipp et la FSU au sein de l'intersyndicale pour dénoncer l'insuffisance de la dotation en postes pour faire face aux besoins des écoles. 53 classes menacées qui ont conduit par exemple les parents d'élèves et les enseignants de l'école de Maillebois à passer une nuit à l'école. Une semaine d'action dont s'est fait l'ÉCHO RÉPUBLICAINle café pédagogiqueRadio intensité. La manifestation du 26 janvier a été notamment couverte par L'Écho Républicain.

Dijon : mobilisation des élus, des parents et des enseignants #

Le rassemblement organisé le mardi 23 janvier devant le rectorat est venu dénoncer les fermetures de postes annoncées pour la rentrée 2018. Avec seulement 7 postes supplémentaires attribués au département cela ne suffira pas en effet à compenser le dédoublement des postes des CP en REP, et CE1 en REP+, estime le SNUipp-FSU Côte d'or. Lire sur LE BIEN PUBLIC. 

Pyrénées Orientales : les enseignants entre colère et inquiétude#

Alerte sociale lancée le 19 janvier par le SNUipp-FSU 66 en raison d'une dotation largement insuffisante pour le département. Seulement 36 postes alors qu'il en faudrait déjà 76 pour compenser les dédoublements opérés en juin et 300 pour étendre le dispositif à la prochaine rentrée. Les syndicats ont voté unanimement contre cette dotation lors du CTA qui s'est tenu le 22 janvier. A lire sur la Marseillaise.fr

Loir et Cher : un projet douloureux
#

Avec huit postes en moins à la rentrée prochaine, Le SNUipp-FSU du Loir et Cher s'inquiète pour les classes maternelles en milieu rural et la disparition envisagée de la quasi totalité des "Plus de maîtres que de classes". Un rassemblement est envisagé le 7 février prochain. Lire dans la Nouvelle République.

Hautes-Pyrénées : le bonheur est aussi dans le pré#

Le comité technique académique du jeudi 18 janvier à Toulouse a été boycotté par le SNUipp-FSU, le SGEN et FO pour s'opposer à la ridicule dotation de 89 postes pour l'ensemble de l'académie. Une dotation qui conduirait à 11 fermetures dans le département pyrénéen selon le premier document de travail fournit aux élus du personnel. Des annonces qui ont donné lieu à une belle mobilisation des élus et des enseignants devant l'Inspection académique mercredi 17 janvier. Après le Comité technique Académique du 24 janvier la confirmation est pourtant tombé, c'est bien 11 postes qui seront rendus par le département. 

Une mobilisation dont s'est fait l'écho La Dépêche  dans son édition du 18 janvier ou encore dans celle du 22 janvier et du 24 janvier.

Lire aussi la Nouvelle République du 18 janvier

Vent de colère en Corrèze#

Ce sont près de 9 postes qui pourraient être perdus par le département de la Corrèze à la rentrée prochaine. Des mesures qui seront officiellement annoncées le 1er février. Mobilisation des écoles et des parents d'élèves relayée par la presse. France Info, Nouvelle-Aquitaine, France Bleu, La Montagne, RadioTotem. A Chanteix où une classe sur deux est menacée de fermeture, les villageois ont occupé l'école mercredi dernier : lire dans LA MONTAGNE

Le SNUipp-FSU de la Vienne monte au créneau#

Avec une dotation de 0 poste pour l'académie, il sera bien difficile de répondre aux recommandations officielles d'augmentation du volume des remplaçants et du dédoublement des CP et CE1 en REP et REP+. C'est notamment la prévision de 35,5 suppressions postes sur les 98 "Plus de maîtres" qui fait réagir le SNUipp-FSU.  Lire dans La Nouvelle République 

Alerte sociale dans l'Aude#

Les syndicats de l'Aude craignent le pire pour leur département. Avec seulement 121 postes à répartir sur l'ensemble de l'académie de Montpellier, Le SNUipp-FSU de L'Aude a déposé une alerte sociale afin de permettre aux enseignants qui le souhaitent de défendre leur poste. Dans le Midi Libre et l'Indépendant et LADEPECHE. Cette situation académique a conduit la FSU à tirer la sonnette d'alarme lors d'une conférence de presse : lire sur France bleu.fr

Dans la Loire, pas assez de postes pour faire face#

Avec 15 postes de plus à la rentrée prochaine, le département de la Loire ne pourra faire face aux dédoublements promis par la campagne Macron. Ce sont près de 95 écoles qui sont menacées par des suppressions de classes, selon le SNUipp-FSU 42. Une réunion  de travail est prévue le 23 janvier prochain. Dans 42info.fr

Lot-et-Garonne : 3 postes seulement #

La réaction de la section départementale du SNUipp-FSU ne s'est pas fait attendre suite à l'annonce de trois postes pour couvrir les besoins de la carte scolaire. Dédoublement en REP, travail en direction des élèves en situation de handicap, autant de priorités qui vont conduire à des fermetures pour pouvoir y faire face.  Dans Sud Ouest

L'Ariège va perdre des postes #

Avec 7 postes de moins à la rentrée prochaine, le SNUipp-FSU et la plupart des organisations syndicales ont boycotté le Comité technique académique du 18 janvier qui n'a pu se dérouler, faute de quorum. Dans La Dépêche .

Dans le 93, la mobilisation a payé#

En grève le 14 décembre dernier les enseignants de Seine Saint Denis s'étaient retrouvés à plus de 600 pour manifester dans les rues parisiennes. Le Comité Technique Ministériel qui s'est tenu le 20 décembre avait alors voté l'attribution de 682 postes supplémentaires pour l'académie de Créteil. La presse a largement relayé cette action et le travail des élus et militants du SNUipp-FSU. Lire dans Le Monde du 14/12/17 ou écouter sur France Inter. 

18 janvier, Hautes Pyrénées : le bonheur est aussi dans le pré

Le comité technique académique du jeudi 18 janvier à Toulouse a été boycotté par le SNUipp-FSU, le SGEN et FO pour s'opposer à la ridicule dotation de 89 postes pour l'ensemble de l'académie. Une dotation qui conduirait à 11 fermetures dans le département pyrénéen selon le premier document de travail fournit aux élus du personnel. Des annonces qui ont donné lieu à une belle mobilisation des élus et des enseignants devant l'inspection Académique mercredi 17 janvier. 

Une mobilisation dont s'est fait l'écho la DEPECHE dans son édition du 18 janvier

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