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Le ministère de l’Éducation nationale et le secrétariat d’État chargé des personnes handicapées ont lancé en octobre une concertation sur l’école inclusive dont un pan concerne l’avenir du métier d’accompagnant.
Or, « Les premières pistes lancées pour les accompagnants des élèves en situation de handicap sont loin de correspondre aux attentes de milliers de ces personnels précaires », dénoncent les organisations syndicales dans un communiqué unitaire. Conditions de travail dégradées, temps incomplets imposés, bas salaires et absence de reconnaissance professionnelle : la situation de ces personnels est tout simplement inacceptable.
Pour les syndicats, il est grand temps que des mesures fortes soient prises pour enfin revaloriser un métier devenu indispensable. C’est pourquoi ils demandent « des mesures fortes qui bénéficieraient à la fois aux personnels concernés, aux élèves accompagnés et à l’ensemble de l’école », et notamment :

  • une revalorisation immédiate des salaires ;
  • le versement de l’indemnité REP-REP+ pour les AESH exerçant en éducation prioritaire ;
  • la création d’un véritable statut ;
  • des emplois stables, pérennes et reconnus ;
  • la création du nombre d’emplois nécessaire pour couvrir tous les besoins ;
  • le droit de pouvoir travailler à temps complet ;
  • une formation professionnelle de qualité sur le temps de travail.

Les dix organisations syndicales appellent d’ores et déjà à une mobilisation nationale unitaire le mercredi 6 février avant les arbitrages ministériels.
Elles invitent les AESH à se réunir pour débattre ensemble et à se rassembler devant les Inspections académiques, les rectorats et les préfectures pour y exprimer leurs revendications.

Au quotidien, les agents publics travaillent au service de l'intérêt général et font vivre des services publics de qualité sur l’ensemble du territoire. Améliorer leur pouvoir d’achat est d’autant plus urgent que, depuis son arrivée, le gouvernement a accumulé des mesures négatives à leur encontre (gel de la valeur du point d’indice, mauvaise compensation de l’augmentation de la CSG, rétablissement du jour de carence…).
C’est pourquoi huit fédérations syndicales de fonctionnaires, la CGT, la CFDT, l’Unsa, la FSU, Solidaires, la FA-FP, la CFE-CGC et la CFTC lancent ensemble une pétition pour exiger une revalorisation salariale de toutes et tous les agents.

Signer la pétition en ligne

L’Observatoire des zones prioritaires consacre son séminaire annuel le 9 février à l’évaluation de l’éducation prioritaire pour la période de 2014 à 2019.
Le but de la journée est d’élaborer un questionnaire à destination des acteurs de l’EP, enseignantes et enseignants, pilotes… afin qu’ils procèdent à une auto-évaluation de leur réseau sur les effectifs, la formation, le travail collectif… 

La journée est construite par le tout nouveau conseil scientifique de l'OZP auquel participent des experts de l'éducation prioritaire comme Anne Armand, Marc Bablet ou Jean-Yves Rochex. Sont proposés ateliers et interventions dont celle de Mme Yon-Ran Lee, chercheuse sud-coréenne spécialisée sur l’éducation prioritaire (Centre de l’université de SoonChunHyang).

Inscriptions en envoyer un message intitulé "Séminaire 2018" à ozp@ozp.fr
Renseignements complémentaires sur ozp.fr

Les importantes mobilisations des retraités à l’appel du groupe des 9, celles des « gilets jaunes », auxquelles ils sont nombreux à participer, ont contraint le gouvernement à un nouveau recul sur l’augmentation de la CSG. Le deuxième en six mois. De fait, un quatrième taux de CSG est créé.
Plus de trois millions de retraités devraient bénéficier de cette mesure selon des modalités qui restent à préciser. Seule confirmation, cette baisse et son remboursement ne devraient intervenir qu’en juillet 2019 pour les nouveaux exonérés du taux maximum.

Le compte n’y est pas

Pour autant, ce nouveau recul ne règle rien sur le fond. La hausse injuste de la CSG pour des millions de personnes retraitées continue d’amputer de plusieurs centaines d’euros par an leur pouvoir d’achat et les autres mesures sont maintenues.
C’est le cas par exemple de la désindexation des pensions sur les prix que le gouvernement maintient jusqu’à présent. Les petites pensions, comme l’ensemble des retraites, ne seront augmentées que de 0,3 % sur deux ans alors que l’inflation pour la seule année 2018 atteint déjà 1,8 % et que les dépenses contraintes telles que le gaz, l’essence, les mutuelles, les assurances et la santé flambent. Avec la hausse de 1,7 point de la CSG depuis le 1er janvier 2018, c’est une perte sans précédent de pouvoir d’achat qui se traduit par une ponction de plusieurs centaines d’euros. À cela s’ajoute l’absence de toute revalorisation.
Quel contraste avec les bénéficiaires de la politique économique du gouvernement ! Les cadeaux fiscaux pleuvent : suppression de l’ISF 4,58 milliards d’euros, Flat tax 10 milliards, Exit tax 6 milliards, CICE 40 milliards tandis que l’évasion fiscale, elle, est estimée à 100 milliards d’euros. Et pendant ce temps, le pouvoir d’achat des 5 % les plus riches a augmenté de 6 %.

Reprenez vos cadeaux !

En cette période de vœux et d’étrennes, les 9 organisations représentatives des personnes retraitées, dont la FSU, demandent donc ensemble au président de la République de reprendre ses « cadeaux », ceux qui aggravent les conditions de vie du plus grand nombre et ceux qui enrichissent les puissants. Les retraités ont simplement besoin de retrouver leur pouvoir d’achat pour se soigner comme il le faut, participer par leurs achats au redressement économique du pays, accéder aux loisirs, aider leurs enfants et leurs petits enfants en difficulté. Ils entendent en somme pouvoir vivre dignement leur retraite.
Le 31 janvier, le groupe des 9 les appelle à manifester partout en France

Le communiqué

Dédoublement de tous les CP et CE1 : bonne idée, mais expliquez-nous

« Partout où il y a des difficultés, il faut mettre moins d’élèves par classe. C’est pour ça que nous avons cet objectif de 12 élèves par classe. Mon objectif est qu’on puisse y arriver dans toutes les classes de CP et CE1, qui sont les moments où on apprend à lire, écrire, compter et à se comporter », déclarait Emmanuel Macron le 15 janvier lors du lancement du Grand débat en Normandie. Dans le même temps, le ministre de l’Éducation nationale annonçait lors de ses vœux à la presse qu’il réfléchissait à l’abaissement des effectifs en grande section de maternelle.

On assiste là à une nouvelle opération de communication. Abaisser les effectifs, c’est une préoccupation récurrente des enseignantes et des enseignants des écoles que le SNUipp-FSU ne cesse de porter. Mais la mise en œuvre d’une telle mesure est antinomique avec les suppressions de poste annoncées pour le quinquennat dans la Fonction publique.

Le dédoublement des CP et CE1 en REP et REP+ a déjà nécessité 13 000 postes selon les propres chiffres du ministère. Il faudrait donc en trouver autour de 52 000 de plus pour pouvoir réaliser une telle mesure. Quand on met ces chiffres en regard des 50 000 suppressions de postes projetés dans la Fonction publique d’État, dont on peut estimer que la moitié serait faite à l’Éducation nationale, on est en droit de s’interroger.

Il faut donc y voir à nouveau un danger pour les effectifs des autres classes, pour les classes et écoles en milieu rural, pour les classes maternelles ou encore pour les postes de remplaçants ou de personnels spécialisés.

Le SNUipp-FSU, avec l’ensemble de la profession, continue de demander un abaissement des effectifs dans toutes les classes, sur tout le territoire, parce qu’il est indéniable que cela améliore les conditions d’apprentissage des élèves et d’exercice du métier. Mais pour ça, il ne s’agit pas de déshabiller Pierre pour habiller Paul. C’est de créations de postes à la hauteur de la réalité des besoins qu’il est question. Et pas d’annonces tonitruantes sans lendemain.

Paris, le 17 janvier 2018

« Le climat reste notre affaire à tous et nous invitons les uns et les autres à nous rejoindre pacifiquement pour prendre part au lancement de cette année cruciale d'action climatique », appellent les organisateurs qui rassemblent la plupart des grandes ONG et associations écologiques. Le 27 janvier à Paris et partout où seront organisés des rassemblements, « nous souhaitons prendre le temps de débattre et proposer des pistes d'action collectives », explique Elodie Nace, du mouvement Alternatiba dans une Interview accordée à Ouest-France. «On souhaite répondre à ce besoin d'échanger, le grand débat c'est nous aussi ! ». 

Des initiatives citoyennes

On ne compte plus les initiatives citoyennes pour tenter d’agir en faveur d’une réelle transition écologique. Une des plus remarquables, portée par quatre associations écologiques, « l'affaire du siècle », a pu réunir près de deux millions de signatures avec l’ambition d’attaquer l’État en justice pour inaction face au dérèglement climatique. Une révolte citoyenne pour obliger la France à respecter sa propre loi et qu’il est encore possible de signer. 

La maison continue de brûler

Et ce ne sont pas les piètres résultats de la COP24 qui peuvent susciter de l’espoir pour répondre au dernier rapport du GIEC* qui estime quant à lui qu’il faudrait diviser par deux les émissions d’ici à 2030. « La maison continue de brûler » et la prise de conscience des populations semble aujourd’hui bien supérieure aux actions politiques qui, comme on l’a vu avec les gilets jaunes, passent par des demi-mesures souvent injustes fiscalement. La transition énergétique ne se fera pas en augmentant le prix du diesel pour ceux qui n’ont d’autres moyens pour se déplacer mais bien en obligeant les plus gros pollueurs - 100 entreprises génèrent 71% des gaz à effets de serre - et les gouvernements à investir durablement dans les énergies renouvelables. Cette crise environnementale majeure nécessite une toute autre politique. Elle oblige notamment un réel développement des transports publics collectifs sur tout le territoire et un véritable plan d’action pour une alimentation durable s’appuyant sur une agriculture locale et bio.

Des exigences qui seront portées partout en France dans les marches organisées les 26 et 27 janvier. 

Sans prendre en compte les remarques et les propositions de la communauté éducative, le ministère lance fin janvier une nouvelle phase d’évaluation dans les classes de CP, calquée sur la première et tout aussi sujette à caution.
Finalités, contenus, conditions de passation, de saisie et de remontée des résultats : ces évaluations ne sont ni au service des élèves ni à celui des enseignants. Elles n’ont pour objet que de permettre à la rue de Grenelle d’engager un pilotage du système éducatif par les résultats, des changements dans les programmes et des méthodes qui n'ont pourtant pas fait leurs preuves.
C’est ce qu’avec le SNUipp-FSU, les autres syndicats ont fait valoir auprès du ministre en lui demandant l’abandon du dispositif.
Pour le SNUipp, c’est donc toujours non. Il appelle les équipes d’écoles à s’emparer de la question et à décider ne pas faire passer ces évaluations.

Alors que plus de trois millions d’enfants sont « assignés à résidence », la Jeunesse au Plein air ne renonce pas et organise une campagne de solidarité afin d’aider au départ en vacances collectives.
Parce qu’il est essentiel de rappeler que les colonies de vacances et centre de loisirs sont l’un des derniers espaces de mixité, où des enfants issus de milieux sociaux et culturels différents se rencontrent, se découvrent et apprennent à vivre ensemble.

Organiser la campagne 

De janvier à juin, du matériel de collecte constitué de vignettes et marque-pages est mis à disposition par la JPA et permet de récupérer des dons. Les montants collectés sont centralisés au niveau de l’école et sont à envoyer au siège de la Jeunesse au Plein Air. 

Tout le matériel sur le site de la campagne. 

Éduquer à la solidarité 

Au-delà de la collecte de fonds, il s’agit bien d’une campagne de solidarité et de citoyenneté qui a toute sa place dans un projet de classe ou d’école. La JPA met à la disposition des enseignants et des enseignantes toute une série d’outils pédagogiques qui permettent de travailler ces notions de solidarité et de citoyenneté dès le plus jeune âge avec les élèves. 

Tous les outils par cycle sur le site de la campagne. 

On peut aussi faire un don directement en ligne. 

« La phase deux des évaluations de CP, dans la continuité de la phase initiale, s'avère tout aussi inadaptée et présentera les mêmes travers. En excluant les enseignants des processus de conception, d’analyse et d’exploitation de ces évaluations, mais aussi en excluant toute remédiation issue des RASED, aucune réponse pertinente n’est apportée aux besoins identifiés. »
Dans une lettre adressée le 14 janvier au locataire de la rue de Grenelle, les syndicats d’enseignants constatent que la deuxième phase des évaluations CP prévue pour fin janvier s’engage dans les mêmes conditions que la première. Or, qu'il s'agisse des finalités, des contenus, des conditions de passation, de saisie et de remontée des résultats, les enseignants remettent très majoritairement en cause leur pertinence et leur utilité.
Par ailleurs, « les résultats ne peuvent être considérés comme fiables et ne sont donc d’aucune aide aux enseignants sur les acquis des élèves. La saisie extrêmement chronophage ainsi que la dépossession de l'analyse des résultats n'ont fait qu'accentuer le malaise ressenti par les enseignants, réduits à de simples exécutants de tâches subalternes. »

Des objectifs douteux

Les syndicats interrogent également le ministre sur la manière de mener ces évaluations standardisées, pointant une grande confusion sur les objectifs qui nourrit des inquiétudes quant aux visées du ministère. « Si l'objectif est d'évaluer le système éducatif, nous disposons déjà de beaucoup d’évaluations nationales et internationales et des évaluations sur échantillon sont suffisantes, nul besoin donc de les généraliser. », souligne le courrier.
À moins qu’il ne s’agisse d’utiliser ces évaluations pour imposer des pratiques, réduire la liberté pédagogique, pourtant nécessaire à l’efficacité d’enseignements adaptés aux besoins des élèves, voire pour évaluer le travail des enseignants au travers des résultats des élèves ?

Un abandon pur et simple

Les syndicats suspectent cette hypothèse. Et pour eux « Les premières pressions exercées par les corps d’inspection pour imposer telle méthode de lecture, l’usage d’un manuel, ou promouvoir des partis pris faisant fi de l'ensemble des résultats de la recherche n’ont qu’un but : imposer une idéologie pédagogique et mettre au pas les enseignants. »

Pour les organisations signataires, c’est inacceptable. Elles demandent donc à Jean-Michel Blanquer l’abandon de ce protocole d’évaluation.

La première vague imposée aux classes de CP et de CE1 avait suscité une levée de boucliers des enseignants mais aussi d’une large partie du monde de la recherche en éducation.
Finalités, contenus, conditions de passation, de saisie et de remontée des résultats : la communauté éducative s’accorde à qualifier ces tests d’inadaptés, d’inutiles et source d’échec pour les élèves.

Bis repetita ?

Le 9 janvier le ministère mettait en ligne un descriptif des exercices de la seconde phase qui doit se dérouler du 21 janvier au 1er février.
Des évaluations de mi-CP, présentées comme devant permettre d'apprécier les progrès des élèves en français et en mathématiques et devant définir les ajustements à apporter à l'accompagnement. Là encore, les tests sont centrés sur la maîtrise du décodage, laissant trop peu de place à la compréhension, à l’encodage et à la production d’écrit, sans prendre en compte les progrès en cours et les rythmes d’apprentissages différents d’un élève à l’autre.
Le SNUipp-FSU est pourtant intervenu tous azimuts et a d’ailleurs obtenu quelques bougés : la reconnaissance que les temps indiqués ne sont pas les temps réels de passation, la diminution du nombre d'exercices, la mise à disposition d'une version adaptable pour toutes les écoles, une conception différente du document remis aux familles, reposant sur les acquis déjà en place sans mention de score.
Mais ces modifications ne sont en rien suffisantes. Elles ne permettent pas de modifier en profondeur le sens de ces évaluations qui ne seront pas plus au service des élèves et des enseignants que les premières.

Abandon du dispositif

Le SNUipp-FSU continue donc à contester ces évaluations destinées avant tout à justifier la politique éducative de la rue de Grenelle, engageant un pilotage du système par les résultats, des changements dans les programmes et des méthodes qui n'ont pourtant pas fait leurs preuves.
Il invite toutes les enseignantes et tous les enseignants à s'interroger en équipes sur la finalité de ces évaluations et sur le rôle que le ministère entend leur faire jouer. Il réitère sa demande d’abandon de ce dispositif et propose aux autres organisations syndicales de s’adresser ensemble au ministre en ce sens.

Mais il est encore temps d'envoyer son mail ... après tout.   

Le lundi 10 décembre dernier, lors de l’allocution télévisée du président de la République, ni les professeurs des écoles ni les autres personnels travaillant dans les écoles, notamment les AESH, n’ont eu le sentiment d’être pris en compte dans les annonces qui ont été faites.
Et nous, alors ? Aussi dès le milieu de semaine un mail à envoyer au premier employeur de France pour lui demander un geste en direction des salaires des PE a été proposé par le SNUipp-FSU pour faire écho à l’indignation des enseignants des écoles. Les rémunérations comme toutes celles des salariés de la Fonction publique sont au point mort et même régressent depuis une dizaine d’années entre gel du point d’indice et non prise en compte de la hausse du coût de la vie. 17 205 mails ont été envoyés, mais à ce jour aucun n’a reçu le début d’une réponse.
à moins qu’il ne faille entendre dans l’annonce de Jean-Michel Blanquer sur RTL de « créer un observatoire des rémunérations enseignantes » une forme de réponse. Un observatoire… mais pour observer quoi ? Que les rémunérations des professeurs des écoles sont parmi les plus basses des pays comparables de l’OCDE ou encore bien inférieures aux cadres de la Fonction publique ou du secteur privé ? Que les salaires des PE au bout de 15 ans ont 300 € d’écart avec leurs homologues certifiés du second degré du fait de l’absence de primes, indemnités ou heures supplémentaires et d’un déroulement de carrière moins avantageux ?

L'alpha et l'oméga

Ces chiffres sont connus de tous, le SNUipp-FSU n’a de cesse de les rappeler, mais il nous faudrait un « observatoire » pour s’en assurer ?! Peut-être faut-il rappeler au ministre qu’il n’est pas besoin d’ajuster des jumelles. Ces chiffres le syndicat ne les invente pas, ils sont publiés chaque année dans le Rapport annuel de la Fonction publique et disponibles par une simple requête sur un moteur de recherche. Cela aura l’intérêt de faire gagner un peu de temps, d’énergie voire d’économiser quelques deniers publics, en s’évitant une énième commission.
Mais le projet est bien d’une autre nature et derrière des propos comme « le point d’indice n’est pas l’alpha et l’omega de la rémunération », il faut y voir un dangereux glissement vers une rémunération individualisée et au mérite. Pour sûr que le patron de la rue de Grenelle essaiera encore de qualifier cette analyse de « lubie d’une organisation syndicale » qui a tout de même été largement confirmée majoritairement par la profession dans les écoles aux toutes dernières élections. Aussi c’est bien dans les luttes et les mobilisations à venir, avec ou sans stylos rouges, que les enseignants devront montrer leur colère et continuer à faire valoir leur droit à une juste rémunération.

« Par leur engagement et leur exemplarité, les personnels de la communauté éducative contribuent à l’établissement du lien de confiance qui doit unir les élèves et leur famille au service public de l’éducation  ». L'article 1 du projet de loi Blanquer pour l'école examiné prochainement par les parlementaire peut sembler anodin. Pourtant, l'ambiguïté de sa rédaction ouvre la voie à des restrictions de la liberté d'expression des enseignantes et des enseignants.
L'étude d'impact de la loi le confirme, puisque dans ce document ministériel accompagnant le texte, il est donné comme exemples d'atteintes à cette exemplarité les condamnations pour agressions sexuelles bien sûr mais aussi les cas où des enseignants
« chercheront à dénigrer auprès du public par des propos gravement mensongers ou diffamatoires leurs collègues et de manière plus générale l’institution scolaire ». Qu'en serait-il donc d'un professeur qui dénonce une réforme ou de tous les témoignages sur les réseaux sociaux tu type #PasDeVagues ? Encore récemment à Dijon, une enseignante a été convoquée à la DSDEN pour avoir critiqué le Président.

Le ministre revoit sa copie

Ce projet, comme sur d'autres points, a donc soulevé aussitôt de nombreuses inquiétudes dont celles du SNUipp-FSU qui a interpellé le ministre au Conseil supérieur de l'éducation, au Comité technique ministériel, ainsi que par voie de presse comme par exemple le 6 janvier au Grand jury RTL. Celui-ci a reconnu que cet article pourrait "évoluer pour lever les ambiguïtés et rassurer". Mais les doutes persistent puisqu'il a aussitôt ajouté que "le devoir de réserve existe déjà dans le droit". Ce qui par ailleurs est faux.

Ce qui est dans la loi de 1983, concernant le statut des fonctionnaires et donc des enseignants, c'est un respect des instructions (programmes, circulaires...), une obligation de discrétion, de neutralité et de secret professionnel c'est-à-dire de ne pas divulguer des informations sur leurs élèves par exemple. Et ceci dans l'exercice de ses fonctions. L'article 6 stipule même expressément une "liberté d'opinion".

C'est la jurisprudence, c'est-à-dire des décisions de justice qui peuvent parfois aboutir à limiter la prise de parole enseignante dans des cas très précis.

Une pétition de la FSU en ligne prochainement rappelle donc que "la liberté d’expression est pour les agents une garantie démocratique qui protège les usagers des services publics et protège les finalités de l’intérêt général". Il est hors de question d'y renoncer et la loi pour l'école ne doit en aucun cas fait apparaître un devoir de réserve muselant les personnels.

Des tâches qui s’alourdissent, des responsabilités accrues et une aide administrative supprimée depuis 2017-2018, la direction d’école souffre. 

Les missions nécessitent toujours plus de temps et d’engagement : mise en place des PPMS et des alertes attentat-intrusion, rythmes scolaires, gestion des nouveaux personnels, climat scolaire, suivi des équipes éducatives, CP dédoublés etc. Pour que l’équipe enseignante et les différents partenaires de l’école, remplissent ces missions au mieux, pour leur permettre d’être disponibles pour les élèves et leurs familles, le temps de décharge doit être significativement augmenté. Au sein du conseil des maîtres, directeurs et directrices organisent, animent et régulent leur équipe mobilisée au service de la réussite de tous les élèves.

Emplois pérennes et qualifiés

Dans le cadre des discussions à venir avec le ministère, le SNUipp-FSU rappelle donc l’urgence de « doter toutes les écoles d’un emploi pérenne et qualifié d’aide au fonctionnement de l’école ». Il propose un courrier-type aux équipes pour qu’elles saisissent leur maire et leurs parlementaires de la question et sollicitent le soutien des parents d’élèves. Cette aide permettra à la direction de se consacrer pleinement aux élèves et à l'animation de l'école, de faire vivre les projets et la collégialité.

Le SNUipp s’oppose aussi à toute transformation du statut de directeur d’école pour en faire un « supérieur hiérarchique », c’est le sens du texte signé avec le SNUDI-FO, la CGT-UNSEN et SUD-éducation.  "Ce nouveau statut entraînerait la mise en place d'un lien de subordination" entre la direction et l'équipe. Le besoin de reconnaissance de la fonction doit passer par une amélioration des temps de décharge, des indemnités et de la formation. En aucun cas un regroupement d'écoles maternelles et élémentaires autour d'un collège avec tutelle du principal.

Une école promise à la fermeture dans le village de Ponthoile (80). Un directeur qui ne s’y résout pas et transforme cette sentence en projet artistique avec ses élèves : école bâchée à la Cristo, messages inspirés de Magritte. Fenêtres sur cours avait narré le projet et tiré le portrait du directeur, Jean-Luc Massalon, dans son numéro de mai. Malheureusement, le portail de l'école a fermé définitivement en juillet 2018 comme dans nombre d’écoles rurales. 

L’histoire a ému le chanteur Gauvain Sers qui en a fait une chanson « Les oubliés ». « À vouloir regrouper les cantons d’à-côté en 30 élèves par salle / Cette même philosophie qui transforme le pays en un centre commercial », dénonce-t-il. Et le titre a trouvé son public : plus de 300 000 vues.

Le clip sera tourné courant janvier dans l'école de Ponthoile.

La chanson

En 2018, les enseignantes et les enseignants ont souhaité confirmer le SNUipp-FSU comme première organisation syndicale dans les écoles. 2019, avec le congrès de Perpignan, sera une année de réflexion et de construction du projet syndical pour les trois années à venir. Un projet à construire au plus près des besoins des enseignants, des écoles et des élèves.

Dès à présent, aidé par Alain Serres des éditions Rue du Monde et du dessinateur Zaü, le SNUipp-FSU adresse des vœux de fraternité, d’accueil et de combat pour une école dont tous les élèves ont besoin. Une année qui pourra compter sur les représentants du SNUipp-FSU et tous les personnels des écoles pour défendre le projet d’un service public d’éducation qui donne les moyens d’apprendre à tous les élèves, d’où qu’ils viennent.

Le communiqué  Pas d'augmentation de pouvoir d'achat pour les professeurs des écoles

La volonté d'opposer public et privé et de faire porter aux fonctionnaires tous les maux de ce pays est telle, que sont assénées de parfaites contre-vérités. 

Non, dans le premier degré il n'existe pas d’heures supplémentaires* et les enseignants ne verront donc pas leur rémunération augmenter du fait de la défiscalisation et de l’exonération de cotisations sociales de ces heures supplémentaires !
Ils ne verront donc pas leur rémunération augmenter de 150 à 200€ comme on a pu l’entendre dans les médias.

La vérité c’est qu’un professeur des écoles en début de carrière est rémunéré à 1,23 fois le SMIC indemnités comprises ! Au mieux, certains pourront peut-être percevoir la prime d’activité, aide sociale accordée aux catégories de travailleurs au pouvoir d’achat le plus faible ! Après cinq années d’études supérieures, la préparation d’un concours de catégorie A, il sera à la fois moins payé que s’il occupait un poste de cadre dans un autre service public** ou dans le secteur privé.

Le gouvernement a confirmé le gel de la valeur du point d’indice comme le non versement d’une prime exceptionnelle aux fonctionnaires. C’est un véritable mépris affiché envers ceux qui tiennent à bout de bras le système éducatif avec des effectifs trop lourds et des conditions de travail et d’apprentissage dégradées !

Le SNUipp-FSU n’entend pas en rester là. La revalorisation des rémunérations doit concerner tous les fonctionnaires.

Paris, le 21 décembre 2018

* Dans de rares cas, les professeurs des écoles effectuent des travaux supplémentaires rémunérés de 11, 90 euros de l’heure pour surveiller les cantines à 27, 60 euros de l’heure pour l’accompagnement éducatif en éducation prioritaire. Les stages de remise à niveau destinés aux élèves de CM1 et CM2 sont considérés comme des heures supplémentaires et payés comme telles mais ne concernent qu'une poignée d''enseignants rémunérés à 23, 90 euros de l’heure pour 15h prises sur une semaine de vacances.
Au sein de l’Éducation nationale, les enseignants du 1er degré sont les agents dont la part des rémunérations annexes (indemnités, heures supplémentaires, …) est la plus faible en proportion du revenu principal.
Le bilan social est éclairant à ce propos.

** Voir à ce propos cet extrait du rapport annuel de la Fonction publique donnant les salaires moyens de diverses catégories de fonctionnaires.

Le communiqué 

Pas d’augmentation de pouvoir d’achat pour les professeurs des écoles !

La volonté d'opposer public et privé et de faire porter aux fonctionnaires tous les maux de ce pays est telle, que sont assénées de parfaites contre-vérités.
Non, dans le premier degré il n'existe pas d’heures supplémentaires* et les enseignants ne verront donc pas leur rémunération augmenter du fait de la défiscalisation et de l’exonération de cotisations sociales de ces heures supplémentaires !
Ils ne verront donc pas leur rémunération augmenter de 150 à 200€ comme on a pu l’entendre dans les médias.

La vérité c’est qu’un professeur des écoles en début de carrière est rémunéré à 1,23 fois le SMIC indemnités comprises ! Au mieux, certains pourront peut-être percevoir la prime d’activité, aide sociale accordée aux catégories de travailleurs au pouvoir d’achat le plus faible !
Après cinq années d’études supérieures, la préparation d’un concours de catégorie A, il sera à la fois moins payé que s’il occupait un poste de cadre dans un autre service public** ou dans le secteur privé.

Le gouvernement a confirmé le gel de la valeur du point d’indice comme le non versement d’une prime exceptionnelle aux fonctionnaires. C’est un véritable mépris affiché envers ceux qui tiennent à bout de bras le système éducatif avec des effectifs trop lourds et des conditions de travail et d’apprentissage dégradées !

Le SNUipp-FSU n’entend pas en rester là. La revalorisation des rémunérations doit concerner tous les fonctionnaires.

Paris, le 21 décembre 2018

* Dans de rares cas, les professeurs des écoles effectuent des travaux supplémentaires rémunérés de 11, 90 euros de l’heure pour surveiller les cantines à 27, 60 euros de l’heure pour l’accompagnement éducatif en éducation prioritaire. Les stages de remise à niveau destinés aux élèves de CM1 et CM2 sont considérés comme des heures supplémentaires et payés comme telles mais ne concernent qu'une poignée d''enseignants rémunérés à 23, 90 euros de l’heure pour 15h prises sur une semaine de vacances.
Au sein de l’Éducation nationale, les enseignants du 1er degré sont les agents dont la part des rémunérations annexes (indemnités, heures supplémentaires, …) est la plus faible en proportion du revenu principal.
Le bilan social est éclairant à ce propos.

** Voir à ce propos cet extrait du rapport annuel de la Fonction publique donnant les salaires moyens de diverses catégories de fonctionnaires.

Une dotation positive de 2 325 postes, avec une légère baisse des effectifs élèves, il pourrait y avoir de quoi être satisfait. Et pourtant non… Derrière l’apparence des chiffres bruts, se cache une toute autre réalité. Comme par exemple le fait qu’il en faudra déjà 4 000 pour achever le dédoublement des classes de CE1 dans les REP+ et l’effectuer dans les REP. Il en faudra 1 000 de plus pour mettre en œuvre la décision de rendre la maternelle obligatoire à 3 ans.
Autant de moyens qu’il faudra donc, comme l’an passé, trouver ailleurs. En finir définitivement avec le « Plus de maîtres » par exemple, fermer aussi dans le rural, en maternelle, tout en chargeant un peu plus les autres classes.

Introuvables cartes scolaires

Avec treize académies qui affichent un zéro pointé en termes de moyens supplémentaires, dans de très nombreux départements les dotations seront donc négatives et les cartes scolaires à venir s’annoncent redoutables…

Créations de postes - Rentrée 2019 AIX-MARSEILLE 110 AMIENS 15 BESANçON 0 BORDEAUX 94 CAEN 0 CLERMONT-FERRAND 0 CORSE 48 CRéTEIL 502 DIJON 0 GRENOBLE 31 GUADELOUPE 0 GUYANE 150 LILLE 44 LIMOGES 0 LYON 175 MARTINIQUE 0 MONTPELLIER 49 NANCY-METZ 0 NANTES 0 NICE 38 ORLéANS-TOURS 0 PARIS 40 POITIERS 0 REIMS 0 RENNES 0 RéUNION 122 ROUEN 34 STRASBOURG 56 TOULOUSE 55 VERSAILLES 462 MAYOTTE 150  TOTAL 2 175*

* Plus 150 postes mis en "réserve" pour la poursuite du plan Autisme, les conventions rurales et d'éventuelles mesures d'ajustement.

Enseigner à l'école maternelle, penser le métier et les partenariats. Tels sont les fils rouges des 11e Rencontres nationales du GFEN qui se tiendront le samedi 26 janvier à la Bourse du travail de Paris avec une nouvelle fois un programme riche.

Des conférences, dont celle de Serge Thomazet, "Enseigner, travailler ensemble, les dilemmes du métier" et Marie Thoullec-Théry, "Travaiiler ensemble entre enseignants" mais aussi de nombreux ateliers de pratique de classe et de réflexion sur le lien avec les familles ou les professionnels de la petite enfance.

Le programme complet et les inscriptions ici

Le communiqué du SNUipp-FSU

Chaque année, et plus encore depuis 2015 qui a vu naître en Europe une crise de l’accueil des migrants, cette journée est l’occasion de rappeler que des centaines de milliers de personnes dans le monde sont privées de leur liberté de circuler et sont victimes de traitements discriminatoires et inhumains.

Les enfants migrants sont particulièrement vulnérables, lorsqu’ils vivent ainsi dans la précarité et la pauvreté. Qui plus est, leurs droits (logement, santé, éducation, droit aux loisirs, à la sécurité…) sont régulièrement bafoués, comme l’avait signalé le Comité de l’ONU des droits de l’enfant. Il existe encore des villes où le droit à l’éducation n’est pas respecté : le Défenseur des droits a ainsi constitué un dossier rappelant l’aspect discriminatoire des refus de scolarisation fondés « sur l’origine, le lieu de résidence et la particulière vulnérabilité résultant de la situation économique de la famille ». S’appliquant au cas d’enfants ROM, ce plaidoyer est tout à fait utilisable pour défendre la situation d’enfants migrants.

Pour le SNUipp, les conditions de scolarisation ne sont pas toujours appropriées, le nombre d’UPE2A (Unité pédagogique pour élèves allophones arrivants) n’étant pas suffisant pour accueillir un nombre croissant d’élèves allophones, arrivant bien souvent en cours d’année : en 2017-2018, 60 700 ont été scolarisés, dont 29 600 à l’école élémentaire, soit une augmentation de 14 % en deux ans, tandis que 10% de ces enfants ne bénéficiaient d’aucune prise en charge spécifique. La situation est aussi différente selon les territoires, l’île de France concentrant, en 2017, 32% de ces élèves.

Un avis de l’Assemblée nationale fait ainsi ce constat : « Les flux migratoires que connaît actuellement le pays ont des répercussions certaines sur le dispositif d’accueil des enfants allophones. Celui-ci fonctionne pour l’instant correctement mais les tensions augmentent, ce qui le fragilise. »

Pour lutter contre les préjugés largement répandus, le SNUipp a édité, en partenariat avec Solidarité Laïque et la FCPE, un livret intitulé « Nous sommes avant tout des enfants ! Stop aux idées reçues sur les personnes migrantes ». Ce livret apporte un éclairage sur la situation de ces personnes qui ont besoin d’aide afin de leur porter une attention bienveillante. Il rappelle, avec d’autres syndicats européens, que leurs droits fondamentaux doivent être respectés.

Avec la FSU, le SNUipp appelle à participer aux mobilisations organisées ce 18 décembre. Cette journée revêt une importance particulière à l'aune de l’entrée en vigueur progressive de la loi « asile et immigration », qui rendra plus compliquée encore la situation administrative des migrants.

Manifestations : à Paris, à République à 18H ; et dans plus de 30 villes en France.

Paris, le 17 décembre 2018

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