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Le Haut-commissariat à la réforme des retraites a confirmé la volonté de faire évoluer les régimes de retraites actuels vers un système « universel » à la place des 42 régimes de retraite actuels.

Ce nouveau système est basé sur un calcul par points et un compte unique identique pour le privé et le public. Tout dépendra donc de la valeur du point et des périodes de salaire prises en compte pour chaque salarié. Beaucoup d'incertitudes sur un système de cotisation « à l'aveugle » que les discussions à venir devront lever.

Mais si le gouvernement veut faire « plus simple » et « plus juste », la FSU affirme que la simplification n'est pas toujours synonyme de justice ! Ce nouveau système serait ainsi particulièrement défavorable aux fonctionnaires. En effet, leurs meilleurs salaires étant en fin de carrière, l'abandon du calcul de la pension sur les 6 derniers mois au profit d'un calcul sur l'ensemble d'une carrière sera pénalisant. Sans compter qu'un tel système doit reposer sur une politique de revalorisation salariale constante. Ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui dans la Fonction publique !
Et ce n'est pas l'intégration des primes dans ce calcul qui compensera les pertes occasionnées. Dans la Fonction publique, les primes sont versées de manière très inégalitaire entre les catégories, les versants et entre les femmes et les hommes au détriment des femmes.
Il reste aussi à ce stade beaucoup d'incertitudes sur la manière dont les solidarités seraient organisées. Faire financer par une cotisation à part les pensions de réversion, les droits familiaux, etc, aujourd'hui financés par les cotisations de l'ensemble des assurés pourrait fragiliser leur évolution.

Si le Haut-commissariat a confirmé l'âge minimum de départ garanti à 62 ans, les éléments de calcul du nouveau système pourrait de fait minorer le niveau des pensions rendant les 62 ans purement théorique.
La FSU revendique un retour à la possibilité de départ à la retraite à 60 ans et l'annulation de la décote.

Aucune mesure d'amélioration du niveau des pensions n'est prévue à ce stade. La FSU continue de demander une indexation des pensions sur l'évolution des salaires, à rebours de la politique de gel des pensions menée actuellement. Pour .la FSU, renouveler le contrat entre les générations suppose un accord sur le niveau futur des pensions et donc sur leur financement. Cela nécessite de préciser aussi la prise en compte des droits familiaux et conjugaux, l'extension à des droits nouveaux (prise en compte des années d'étude, du statut des aidants...) et de garantir une évolution des pensions parallèle à celle des salaires. De plus avec l'augmentation du nombre de retraité-es, la France doit consacrer une part plus importante des richesses qu'elle produit à la redistribution envers les retraitée-es

Dans les discussions qui vont se poursuivre, la FSU défendra un scénario durable et solidaire, du système de retraites par répartition. Elle rappelle son attachement au code des pensions et s'opposera à sa disparition programmée en 2025
La FSU demande au gouvernement de mener un dialogue social à la hauteur des enjeux et d'ouvrir rapidement les discussions au sein de la Fonction publique.

Les Lilas, le 11 octobre 2018

A l'appel des neuf organisations de retraité.es (CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, FSU, FGR-FP, Solidaires, UNRPA et LSR), des délégations venues de tout le pays sont venues témoigner de leur révolte.

La FSU s'insurge des choix politiques du gouvernement qui s'attaque brutalement à leur pouvoir d'achat et refuse d'appliquer la règle d'indexation des pensions de retraite pour 2019 et 2020 alors que l'inflation est de 2,3 % de janvier à août 2018.

Après la hausse de la CSG en janvier 2018 et le gel des pensions pour cette année, les conséquences sont lourdes. Pour une pension de 2000 euros la perte est de 888 euros par an. Les retraité.es réclament notamment une revalorisation de leurs pensions avec indexation sur le salaire moyen et la suppression de la hausse de la CSG pour tous. La pension de retraite n'est pas une allocation sociale mais un droit acquis par le travail et les cotisations versées.

Les retraité.es, fort.es de 500 000 pétitions, sont allé.es réclamer une audience au groupe LaREM après avoir manifesté Place de la République à Paris. Des initiatives diverses se sont déroulées également dans les départements.

Premier temps d'une mobilisation, la FSU appelle à la réussite de la journée nationale de manifestations et de rassemblements décentralisés du 18 octobre, date d'ouverture des débats à l'Assemblée nationale sur le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

Les retraité.es prendront aussi toute leur place, auprès des salarié.es, des chômeur.es et des jeunes, le 9 octobre dans les initiatives interprofessionnelles et intergénérationnelles.

Les Lilas, le 8 octobre 2018

Créé par la loi de refondation de l'école de 2013, le Conseil supérieur des programmes avait suscité l'espoir. Il s'agissait de renouveler le mode d'élaboration des programmes scolaires : davantage de démocratie, davantage de transparence.

Ce fonctionnement a fait long feu. En témoignent les démissions successives de membres du CSP en désaccord avec la méthode de travail et les orientations.

Dans l'appel intersyndical et associatif de 2012 (1) « Pour une autre méthode de construction des programmes », la FSU souhaitait « en finir avec l'écriture de programmes scolaires, confisquée par quelques « experts » ou responsables, sans réelle concertation avec les professionnels de l'enseignement et de la recherche. ». Cet appel est plus que jamais d'actualité. La FSU demande que le CSP cesse de travailler en vase clos et dans l'opacité.

Les Lilas le 5 octobre 2018

Voir l'appel

De nombreux programmes scolaires sont aujourd'hui l'objet de polémiques
publiques et de contestations fortes notamment parmi les enseignants chargés
de les mettre en oeuvre.

Cette situation est le fruit d'une politique éducative brutale qui ne laisse aucune
place au dialogue et au débat. Elle résulte d'une conception des réformes
du système éducatif qui ignore la discussion démocratique sur ce qu'il faudrait
enseigner, comment et pourquoi on l'enseigne, et qui, dans le second degré,
pour des raisons budgétaires et idéologiques, part des structures.

Il faut en finir avec l'écriture de programmes scolaires, confisquée par quelques
« experts » ou responsables, sans réelle concertation avec les professionnels
de l'enseignement et de la recherche. Il faut sortir de cette méthode qui impose
des choix éducatifs contestés à l'ensemble du système éducatif, et qui conduit
à publier des textes ignorant jusqu'aux avis du conseil supérieur de l'éducation,
sans même tenir compte d'amendements votés très majoritairement.

Il appartient, certes, à la représentation nationale de fixer les finalités et missions
de l'école, lieu de formation de tous les futurs citoyens. Mais les programmes
scolaires, vecteurs de ces objectifs, structurent l'enseignement. Ils doivent être
mobilisateurs pour les élèves, cohérents entre eux, conçus en complémentarité
pour créer du sens et « faire culture ».

C'est pourquoi les enseignants doivent être associés à leur construction,
avoir les moyens de se les approprier afin de pouvoir, dans le cadre de leur
professionnalité, en faire des outils puissants et efficaces au service des élèves.
Comment imaginer que ce qui sera enseigné ne soit l'objet d'aucun débat sérieux,
d'aucune consultation réelle, d'aucune interrogation avec les personnels
sur leur faisabilité effective, d'aucune articulation avec les conditions matérielles
de leur mise en oeuvre ?

Les organisations signataires lancent un appel pour une autre méthode
de construction et d'écriture des programmes scolaires qui soit démocratique,
transparente, plus respectueuse de « l'expertise » enseignante, et plus conforme
aux intérêts des élèves. Inscrite dans un temps suffisamment long pour permettre
un bilan de l'existant et une large consultation des enseignants, ouverte à la
pluralité des regards et des approches (pédagogiques, disciplinaires, didactiques,
sociologiques et politiques…), elle doit prévoir la confrontation, le suivi de la mise
en oeuvre et la vérification régulière de la pertinence des programmes enseignés
avec, en particulier, les personnels et l'ensemble des organisations syndicales.

Elles demandent au ministre de l'Éducation nationale d'ouvrir dès maintenant
le chantier de cette rénovation, d'en établir un calendrier qui inclura la remise
à plat urgente des programmes les plus contestés ou considérés comme infaisables
par les enseignants.

Les premiers signataires

  • Des syndicats de personnels de l'éducation : SNES, SNEP, SNUEP, SNUipp, FSU, SIES-FAEN, SNCL-FAEN
  • Des associations et des collectifs de spécialistes : ACIREPH, AEAT, AFEF, Aggiornemento Hist-Géo, APBG, APEG,APHG, APLV, APSES, APV, CEDREPS, CNARELA, FADBEN, PAGESTEC, UPBM, UdPPC
  • Des associations pédagogiques : CRAP, GFEN

Du 6 novembre au 6 décembre 2018*, les agents publics éliront leurs représentants dans les instances de consultations de la fonction publique.

Les représentant-es du personnel de la FSU sont des agents publics engagé-es au quotidien auprès de leurs collègues, les représentant dans les instances pour porter leurs exigences, agir pour la transparence et l'équité dans les opérations administratives concernant leurs carrières et le fonctionnement du service public.

* début du vote variant selon les modalités de vote

Le plan santé présenté récemment par le Président de la République n'a pas fait l'objet de concertation avec les organisations syndicales.

La FSU partage une grande partie des objectifs affichés : améliorer la qualité des soins, désengorger les urgences, permettre une meilleure prise en charge des patients en médecine de ville, mettre fin à l'isolement des praticiens, donner du temps aux généralistes en les déchargeant des tâches administratives… mais tient à rappeler que les questions ne tiennent pas qu'à celles d'organisation. Contrairement a à ce qu'a affirmé le chef de l'État, notre système de santé souffre aussi d'un sous-financement notoire.

Au-delà du diagnostic, la FSU note que les réponses apportées ne sont pas à la hauteur des enjeux. L'hôpital public est le grand oublié d'une réforme censée structurer l'offre de soins pour les 50 années à venir.
L'essentiel des mesures porte sur l'organisation libérale des soins de ville et aucune solution n'est apportée aux personnels en grande souffrance dans les hôpitaux et les EHPAD.

Certaines mesures ne sont pas vraiment nouvelles et restent essentiellement incitatives, ce qui permet de douter de leur efficacité. C'est le cas notamment pour les 400 généralistes salariés qui seront envoyés dans les déserts médicaux prioritaires pour un exercice partagé ville/hôpital. Il est seulement question d'un point dans 3 ans ou, si l'évolution n'a pas été inversée, il pourrait être décidé des mesures contraignantes.

Permettre à un patient de trouver un médecin en urgence dans la journée (de 8h à 20h) sans avoir à aller à l'hôpital, permettre aux nouvelles générations de médecins de ne plus exercer de manière isolée sont des objectifs louables mais le déploiement d'au moins 1 000 CPTS (communautés professionnelles territoriales de santé) est loin d'être garanti.
La FSU préconise plutôt de créer des centres de santé publics composés de professionnels salariés répartis de façon harmonieuse sur l'ensemble du territoire.

Nos organisations s'inscrivent dans la journée interprofessionnelle d'action du 9 octobre.

Avec les salarié·e·s du privé, les chômeurs-chomeuses, les étudiant·e·s et les lycéen·ne·s, cette mobilisation sera l'occasion de dire une nouvelle fois notre refus des politiques libérales qui maltraitent les plus démuni·e·s et octroient toujours davantage aux plus fortuné·e·s.
Depuis plus d'un an, le président de la République, le Premier ministre et le gouvernement accumulent les mesures régressives et mettent en oeuvre une politique d'austérité pour le plus grand nombre, satisfaisant ainsi les voeux d'une minorité tournée vers une société de profit qui considère le service public comme une charge financière inutile.

Après les attaques frontales contre le Code du travail, les prestations sociales, les retraité·e·s, la SNCF et les cheminot·e·s, les projets en matière d'assurance chômage et de retraite laissent craindre le pire.

Dans ce contexte général, la Fonction publique et ses agent·e·s sont, malheureusement, placé·e·s aux premières loges de cette frénésie libérale.
Gel prolongé de la valeur du point d'indice, rétablissement du jour de carence, suppressions d'emplois, mobilité forcée, abandon des missions, privatisations… la liste des reculs serait trop longue à énumérer.

Et les chantiers actuels — recours accru aux non titulaires, mise à mal des organismes consultatifs, salaire au mérite — sont tout sauf rassurants.
Mais, si les dangers sont réels, la cause est loin d'être entendue, d'autant plus que l'opinion nous soutient, nos concitoyen·e·s sont attaché·e·s aux services publics.
Les organisations syndicales ont donc, plus que jamais dans la période, un rôle essentiel à jouer pour à la fois porter des propositions alternatives et organiser la riposte unitaire.

C'est ce que nous faisons en appelant les agents de la Fonction publique à se mobiliser le plus massivement possible le 9 octobre.

Pour :

  • Le dégel de la valeur du point d'indice et des augmentations générales des salaires ;
  • L'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ;
  • Les créations d'emplois dans les nombreux services qui en ont besoin ;
  • La résorption de la précarité et un plan massif de titularisation ;
  • Le renforcement du statut général et des statuts particuliers ;
  • L'amélioration des systèmes de retraite par répartition et le maintien des régimes spéciaux ;
  • La défense et le développement des missions publiques ;
  • L'arrêt des réformes régressives engagées contre les intérêts des usager·e·s et des personnels.

C'est avec consternation et incompréhension que les organisations syndicales FSU, UNSA-Education, SGEN-CFDT ont découvert les annonces budgétaires pour l'année 2019 enterrant de fait la priorité à l'Éducation nationale.

Avec 2 650 postes d'enseignant-es et 400 de personnels administratifs supprimés, c'est une nouvelle dégradation des conditions d'études des élèves et de travail des personnels qui est programmée.

Cela n'est pas compatible avec l'ambition d'un enseignement de qualité et d'une plus grande égalité de réussite, ni d'une bonne administration du système éducatif.

Les organisations FSU, UNSA-Education, SGEN-CFDT dénoncent ces suppressions d'emplois dans un contexte d'augmentation démographique. La « priorité au primaire » ne peut pas se faire par un redéploiement de moyens.

Elles demandent au gouvernement de renoncer à ce projet.

Les organisations FSU, UNSA-Education, SGEN-CFDT appellent les personnels de l'Éducation nationale à une journée de grève le 12 novembre prochain.

Elles appellent toutes les organisations syndicales de l'Éducation nationale à rejoindre cette action.

Les Lilas, 25 septembre 2018.

29 350 signatures -

Le gouvernement a présenté aux organisations syndicales représentatives ni plus ni moins qu'un projet de « suppression du paritarisme » afin de faciliter une « déconcentration managériale » de la Fonction publique.

Il envisage une possible disparition des CHSCT (comités hygiène, sécurité, conditions de travail) en les fusionnant avec les CT. La disparition des CHSCT ouvrirait la porte au non respect par les employeurs publics de leurs obligations en matière de santé et sécurité au travail.

Il a l'intention également de supprimer les compétences des représentants des personnels dans les CAP (commissions administratives paritaires) en prévoyant de ne plus les consulter sur :

  • les projets de mouvement des personnels,
  • l'établissement des listes d'aptitude et des tableaux d'avancement annuels nominatifs,
  • certaines sanctions disciplinaires...

Cela donnerait davantage de marge de manœuvre aux chefs de service et d'établissement. Cette volonté gouvernementale de contourner les élus des personnels est en contradiction avec le statut qui prévoit notamment que les fonctionnaires participent, par l'intermédiaire de leurs représentants, à leur gestion collective et à l'organisation des services publics.

Ces orientations sont en rupture avec le travail réalisé actuellement par les représentant.e.s et les élu.e.s des personnels pour améliorer les conditions de travail, garantir l'égalité de traitement, proposer des améliorations et protéger les
personnels de l'arbitraire de hiérarchies ou des erreurs de l'administration.

Nous refusons ces projets et demandons le respect et l'amélioration de nos droits.

Le gouvernement prépare son budget 2019 dans le cadre de baisse des dépenses publiques, qui se traduit par des suppressions de postes dans toute la Fonction publique. A l'Éducation Nationale, 1 400 postes d'enseignant-es et 400 postes d'administratifs seraient supprimés. Les budgets insuffisants pour l'Enseignement Supérieur et de la Recherche ont conduit les universités à geler près de 20 000 postes de titulaires en 2017 (NEB 2017, cours des comptes, 2018), c'est-à-dire l'équivalent à l'encadrement de 10 universités. Cette situation a contribué à l'augmentation de l'emploi de contractuels (35 % de l'emplois dans l'ESR) et de vacataires.
Pour la FSU, une nouvelle saignée dans les moyens accordés à l'Éducation nationale ne peut pas se conjuguer avec l'ambition d'un enseignement de qualité au service de la réussite de toutes et de tous ni d'une bonne administration du système éducatif.

Dans le 1er degré, les créations de postes ne suffiront pas à étendre le dédoublement en CE1 en REP sans incidences sur les autres classes. Et surtout, elles ne permettront pas de répondre à la nécessaire baisse des effectifs dans toutes les classes pour améliorer partout les conditions d'apprentissage et de travail.

La « priorité au primaire » doit se traduire par la programmation des mesures budgétaires à la hauteur du sous-investissement chronique dont est victime le premier degré et non par un redéploiement de moyens au détriment du second degré.

En effet, le second degré verrait ses moyens amputés de 2 600 postes, alors que 32 000 élèves supplémentaires arrivent au collège en 2019 et que 59% des classes de lycée ont plus de 30 élèves.

Pour compenser le manque de recrutements, le Ministre veut imposer deux heures supplémentaires aux enseignants du second degré. Concrètement, dans bien des cas, c'est une classe en plus. Cette mesure constituera donc à un alourdissement de la charge de travail des personnels et aboutira une nouvelle dégradation des conditions d'étude des élèves.

En annonçant la suppression de 400 postes de personnels administratifs, l'équivalent de l'effectif d'un rectorat, le Ministre éclaire le sens de la fusion des académies qu'il souhaite.

Attachée à une administration, une organisation et une gestion du système éducatif qui réponde aux besoins du service public, respectueuse des réalités diverses que recouvre le maillage des établissements sur le territoire, la FSU rappelle son opposition au plan de fusions des académies que le Ministre a décidé. Celui-ci, s'il advenait, aboutirait à des mutualisations et fusions de services, à des désorganisations aux conséquences imprévisibles et difficilement réparables, à des pertes massives de connaissances des réalités du terrain et d'expertises professionnelles ô combien précieuses et essentielles. La FSU réfute la conception technocratique de l'administration qui sous-tend ce projet de fusion des académies. Elle rappelle son opposition aux mobilités forcées et à de nouvelles dégradations des conditions de travail dans les services qui, au contraire, doivent être confortés.

La FSU exige du gouvernement qu'il reconsidère l'ensemble ces arbitrages et mette en cohérence des objectifs comme celui de la réussite des élèves, d'une nécessaire élévation du niveau de qualification de tous les jeunes, de la revalorisation de la formation des personnels avec les moyens humains et budgétaires indispensables.

C'est dans ce contexte budgétaire que le Ministre poursuit la mise en place de réformes d'un système éducatif piloté par le haut et par les évaluations, reléguant les enseignant-es à des exécutants niant ainsi leur professionnalisme.
La politique éducative qu'il met en place ne permettra pas de lutter contre les inégalités scolaires et même les creusera davantage, à l'opposé de l'urgence à démocratiser l'Ecole.
Pourtant, pour aller vers la réussite de toutes et tous, prendre en compte et conforter le rôle de cha-cun des personnels, enseignant-es comme non enseignant-es, est primordial.

La FSU alerte sur la culture de l'évaluation et le pilotage par les résultats qui conduisent à une école de la performance et de la concurrence qu'elle refuse. Les évaluations mises en place à l'entrée de l'école élémentaire, du collège et du lycée sont mal conçues et ne peuvent être utilisées au bénéfice des apprentissages. Elles ne contribueront pas à renforcer l'estime de soi des élèves et peuvent même les conduire à un sentiment d'échec. La FSU appelle le ministre à redonner pleinement la main aux ensei-gnant-es.

Les ministres Vidal et Blanquer ont annoncé de concert que seuls 3 000 bacheliers étaient sans affectation. En réalité, ce sont plus de 40 000 lycéens ou étudiants qui étaient en liste d'attente, honteusement qualifiés d'inactifs par le ministère et pour qui le logiciel a tout simplement effacé tous les vœux. À ceux-ci s'ajoutent les 72 000 jeunes en attente et qui espéraient obtenir une meilleure affectation… et les 181 000 candidats qui ont abandonné la plate-forme, découragés de poursuivre leur projet d'études dans l'enseignement supérieur, qui se retrouvent aujourd'hui sur le marché du travail, ou contraints de trouver une formation privée non référencée.

Pour masquer les carences de moyens en STS, le ministère a ouvert cet été 2000 places en classes passerelles ; dispositif destiné aux bachelier-es pros ayant obtenu un avis favorable au conseil de classe. Ces classes non financées et sans cadrage national ne donneront pas une place de droit aux jeunes en sections STS l'année suivante. La FSU demande le financement de places d'accueils pour ces étudiant-es dans des formations diplômantes.

La communication ministérielle essaie de minimiser l'échec de la procédure mais force est de constater que Parcoursup a laissé des dizaines de milliers de bacheliers sur le carreau.

L'insuffisance de places dans les filières plébiscitées est un obstacle majeur à toute procédure d'affectation. Le service public d'orientation de l'Éducation nationale a été constamment contourné voire ignoré. De plus, l'imposition de capacités d'accueil limitées en licence et variables selon les établissements, et le tri des dossiers en fonction de critères et d'algorithmes locaux remet en cause, le bac, en tant que diplôme national et accroît les inégalités territoriales.

Pour ces raisons, le CNESER du 17 septembre 2018 a adopté un vœu demandant l'abandon de la plateforme Parcoursup, et le développement de moyens pour l'enseignement supérieur garantissant l'élévation de qualifications des jeunes et la démocratisation de l'enseignement supérieur. Il serait temps que les ministères de l'Education Nationale et de l'Enseignement supérieur et de la Recherche développent une politique à la hauteur de ces enjeux.

La loi 2018- 771 promulguée le 5 septembre, prévoit de transférer les missions des DRONISEP aux régions. Un rapport remis par M. Lacroix au MEN sur les conditions du transfert, sera la base de la désignation des services ou parties de service à transférer. Les modalités doivent encore en être définies. La FSU en demande la communication, nous sommes encore sans réponse du ministère. La FSU a fait des propositions pour permettre aux collègues des DRONISEP, volontaires, d'être nommés dans les rectorats sur des pôles information pour l'orientation, en vertu des missions pédagogiques confiées à l'ONISEP et que la loi reconnaît. La FSU reste vigilante et mobilisée sur la question de l'avenir des CIO.

Enfin, sans réelle concertation avec les organisations syndicales, les textes définissant les grilles horaires élèves de la réforme de l'enseignement professionnel, décidée par M le ministre Blanquer, doivent passer au CSE du 10 octobre. En s'attaquant aux volumes horaires élève, ces grilles entérinent une diminution les temps de formations en BAC PRO de plus de 7 semaines et en CAP de plus de 4 semaines. Le Ministre décide donc de donner encore moins d'Ecole à celles et ceux qui en ont pourtant le plus besoin. Mise en place généralisée de 2nd à famille de métiers, généralisation d'implantation d'UFA dans l'ensemble des LP, pratique pédagogique imposée avec la mise en place obligatoire de co-enseignements, baisse du volume des horaires disciplinaires des élèves, cette réforme qui transforme en profondeur l'enseignement professionnel aura de graves conséquences sur les conditions de travail des enseignant-es et sur les conditions d'étude les lycéennes et lycéens professionnel-les. Elle entravera encore d'avantage les possibilités de poursuite d'étude dans le supérieur pour les jeunes issus de nos formations. La finalité budgétaire de la réforme de l'enseignement professionnel est crûment révélée avec les annonces ministérielles de suppressions de postes d'enseignant-es pour la rentrée 2019. Le SNUEP-FSU, le SNEP-FSU, la CGT educ'action, SUD éducation, le SNALC, les SNCL FAEN et le SIES appellent d'ores et déjà l'ensemble des professeurs de lycées professionnels à se mettre en grève le 27 septembre pour demander le retrait des textes de l'ordre du jour du CSE du 10 octobre et l'ouverture de réelle concertation pour une toute autre reforme.

lundi 17 septembre 2018

Le gouvernement prépare son budget dans le cadre de son orientation de baisse des dépenses publiques. Cela se traduit par des baisses de budgets et des suppressions de postes dans toute la Fonction publique. A l'Éducation Nationale, ce sont 1 400 postes d'enseignant-es et 400 postes d'administratifs qui seraient supprimés.

C'est là la définition du « en même temps » cher au Président de la République qui conduit à dire une chose et son contraire ! Ces suppressions de postes sont incompatibles avec les annonces faites devant le Congrès du mois de juillet prétendant faire de « L'Education, le combat du siècle ». Or, une nouvelle saignée dans les moyens accordés à l'Éducation nationale ne peut pas se conjuguer avec l'ambition d'un enseignement de qualité et d'une plus grande égalité de réussite ni d'une bonne administration du système éducatif. Celui-ci, de la maternelle au lycée, a au contraire besoin d'une politique déterminée d'investissement pour répondre aux enjeux majeurs de l'Éducation et de la Formation.

La FSU dénonce ces suppressions d'emplois dans un contexte d'augmentation démographique. La « priorité au primaire » ne peut se faire par un redéploiement de moyens. Ce sont 2600 suppressions de postes dans le second degré, 400 dans les services administratifs, qui sont annoncées, alors que 26 000 élèves supplémentaires arrivent au collège à cette rentrée et que 59% des classes de lycée ont plus de 30 élèves. C'est une nouvelle dégradation des conditions d'études des élèves et de travail des personnels que le Ministre programme.

En annonçant la suppression de 400 postes de personnels administratifs, l'équivalent de l'effectif d'un rectorat, le Ministre éclaire le sens de la fusion des académies qu'il souhaite, de même la finalité budgétaire de la réforme de la voie professionnelle est crûment révélée avec les suppressions de postes d'enseignant-es.

Pour compenser le manque de recrutements, le Ministre veut imposer deux heures supplémentaires aux enseignants du second degré. Concrètement c'est une classe en plus dans bien des cas, ce qui constituera un alourdissement de la charge de travail inacceptable pour la FSU. C'est une nouvelle fois le révélateur du manque de considération dans lequel sont tenus les professeurs puisqu'on considère que leur temps de travail peut être alourdi impunément et sans même leur accord.

La FSU appelle d'ores et déjà les personnels de l'Éducation à entrer dans le plan d'action qu'elle propose de développer.

Elle exige du gouvernement qu'il reconsidère cet arbitrage et mette en cohérence des objectifs comme celui de la réussite des élèves, d'une nécessaire élévation du niveau de qualification de tous les jeunes, de la revalorisation de la formation avec les moyens humains et budgétaires indispensables.

La FSU n'acceptera pas la suppression de 2 600 postes dans le second degré et de 400 dans les services administratifs. La « priorité au primaire » ne peut pas se faire par un redéploiement de moyens.
Le second degré, de même que les services administratifs, verront leurs moyens amputés, alors que 26 000 élèves supplémentaires arrivent au collège à cette rentrée, que 59% des classes de lycée ont plus de 30 élèves et que des fusions d'académie sont déjà engagées. Et aucune garantie n'est apporté au primaire quant aux réelles améliorations prévues. Et quid de l'Éducation prioritaire ? De la formation ?

C'est une nouvelle dégradation des conditions d'études des élèves et de travail des agent-es que le Ministre programme.
C'est à l'opposé des mesures à prendre pour permettre la réussite de tous. Le rôle et les missions de chacun des personnels, enseignant-es comme non enseignant-es, doivent être mieux pris en compte.
La FSU engagée dans un plan d'action où prend place d'ores et déjà l'action du 27 septembre pour la voie professionnelle, la participation à la journée du 9 octobre, a invité toutes les fédérations de l'Éducation pour décider d'une action unitaire la plus rapide possible.

Il est temps de faire entendre notre voix !

16 juillet 2018 : le ministre Jean-Michel Blanquer annonce qu'il a arbitré un plan de fusions des académies pour aboutir à un découpage calqué sur celui des régions en passant de 26 à 13 académies.

17 septembre 2018 : le ministre Jean-Michel Blanquer annonce qu'à la rentrée 2019, ce seront « au moins » 400 postes de personnels administratifs qu'il entend supprimer.

Bien que le ministre n'ait pas dévoilé au-delà de l'objectif qu'il lui fixe, la réalité concrète du projet de réorganisation des services déconcentrés de l'éducation nationale, une chose est sûre c'est qu'il ne s'agit pas d'améliorer les conditions de travail des personnels, de soutenir le sens même de leurs missions et de leurs métiers. C'est même tout l'inverse ! Il est désormais clair que c'est bien une approche technocratique des fonctions administrative et supports du système éducatif, cohérente avec l'austérité budgétaire et les logiques managériales dont l'objet est de subordonner toujours davantage les personnels pour qu'ils se soumettent à des objectifs intenables. Les moyens sont déjà insuffisants, et les projets de réorganisation, avec les surcroîts de travail qu'ils impliquent, représentent un vrai danger pour la bonne administration et la qualité de vie au travail.

La fusion des académies, comme les suppressions de postes administratifs et techniques, sont des choix dangereux.

La FSU, et son syndicat des personnels administratifs le SNASUB-FSU, est à l'avant-garde pour pointer ces dangers. Avec constance et détermination, trop souvent malheureusement seule à mener bataille pour que des emplois administratifs et techniques soient créés à la hauteur des besoins, contre toutes les suppressions de postes, la FSU cherche partout à réunir les conditions pour que les personnels soient informés et puissent se mobiliser pour défendre leur expertise professionnelle.

La FSU est l'organisation syndicale qui n'a eu de cesse depuis des mois de pousser le gouvernement à tomber le masque sur la réalité de son orientation quant à l'administration de l'éducation nationale en soulignant que, pour elle, les fusions d'académies ce serait « non ! ».

La FSU est la seule à proposer aux personnels des perspectives d'action, de mobilisation, partout, pour que toutes et tous, chacun et chacune, puisse défendre son droit à travailler là où il vit, à faire correctement son métier dans de bonnes conditions, à avoir le temps d'organiser son travail et à faire reconnaître son engagement professionnel.

C'est en ce sens qu'elle défend une requalification massive des emplois, de la catégorie C vers la B et de B vers A, et la promotion concomitante des personnels. Mais pour que ceci soit possible, cela nécessite de créer des postes, pour ouvrir toutes les possibilités de recrutement et de promotion possible.

Pour la FSU, pour améliorer le fonctionnement du service public, pour que la gestion des personnels et de leurs carrières, pour que les établissements fonctionnent mieux : il faut créer des postes dans tous les métiers et conforter l'administration de l'éducation nationale.

C'est pour cette raison que la FSU, avec le souci d'une défense cohérente des personnels, de leurs statuts et de leurs droits, défend le rôle et les prérogatives des commissions administratives paritaires et des comités hygiène, sécurité et conditions de travail pour que leurs représentants syndicaux puissent intervenir pour défendre leurs droits à la carrière, à la promotion, à la mutation choisie… Bref, pour que les personnels puissent maîtriser leurs déroulements de carrières.

Le SNUEP-FSU et le SNEP-FSU dénoncent les grands axes de la réforme de la voie professionnelle arbitrés par le ministère. La réduction des temps d'enseignements généraux engendrera des difficultés accrues pour tous les jeunes ; et plus particulièrement pour celles et ceux qui choisiront de poursuivre leurs études dans le supérieur. La spécialisation a ? un métier, repoussée en 1re, impliquera une véritable déprofessionnalisation de la formation. Le baccalauréat professionnel se préparera ainsi en 2 ans au lieu de 3. La création de « classes passerelles », non diplômantes, non qualifiantes et imposées en heures supplémentaires ne masquera pas les effets de Parcoursup qui a exclu du supérieur les bachelier.es professionnel.les. L'implantation des UFA dans tous les établissements aura des répercussions immédiates car mixer les publics et les parcours génère des organisations pédagogiques intenables. Nos statuts seront fortement fragilisés.

Le SNUEP-FSU et le SNEP-FSU s'engagent à rassembler la profession et appellent à une année engagée. Le 18 septembre, le SNUEP-FSU et le SNEP-FSU ont organisé des heures d'information syndicale sur l'ensemble du territoire. Ces 1er temps d'informations et d'e ?changes se poursuivront par des rencontres avec la profession pour défendre ensemble les personnels et porter un projet éducatif ambitieux pour tous les jeunes. Notre responsabilité ? syndicale est de faire front commun avec l'ensemble des syndicats contre ce projet. Le SNUEP-FSU et le SNEP-FSU prennent donc d'ores et déjà leurs responsabilités en ce sens dans l'intersyndicale en appelant l'ensemble des personnels à la grève dans les LP le 27 septembre.

Le gouvernement prépare son budget dans le cadre de son orientation de baisse des dépenses publiques. Cela se traduit par des baisses de budgets et des suppressions de postes dans toute la Fonction publique. A l'Éducation Nationale, ce sont 1 400 postes d'enseignant-es et 400 postes d'administratifs qui seraient supprimés.

C'est là la définition du « en même temps » cher au Président de la République qui conduit à dire une chose et son contraire ! Ces suppressions de postes sont incompatibles avec les annonces faites devant le Congrès du mois de juillet prétendant faire de « L'Education, le combat du siècle ». Or, une nouvelle saignée dans les moyens accordés à l'Éducation nationale ne peut pas se conjuguer avec l'ambition d'un enseignement de qualité et d'une plus grande égalité de réussite ni d'une bonne administration du système éducatif. Celui-ci, de la maternelle au lycée, a au contraire besoin d'une politique déterminée d'investissement pour répondre aux enjeux majeurs de l'Éducation et de la Formation.

La FSU dénonce ces suppressions d'emplois dans un contexte d'augmentation démographique. La « priorité au primaire » ne peut se faire par un redéploiement de moyens. Le second degré, de même que les services administratifs, verront leurs moyens amputés, alors que 26 000 élèves supplémentaires arrivent au collège à cette rentrée et que 59% des classes de lycée ont plus de 30 élèves. C'est une nouvelle dégradation des conditions d'études des élèves et de travail des personnels que le Ministre programme.

En annonçant la suppression de 400 postes de personnels administratifs, l'équivalent de l'effectif d'un rectorat, le Ministre éclaire le sens de la fusion des académies qu'il souhaite, de même la finalité budgétaire de la réforme de la voie professionnelle est crûment révélée avec les suppressions de postes d'enseignant-es.

Pour compenser le manque de recrutements, le Ministre veut imposer deux heures supplémentaires aux enseignants du second degré. Concrètement c'est une classe en plus dans bien des cas, ce qui constituera un alourdissement de la charge de travail inacceptable pour la FSU. C'est une nouvelle fois le révélateur du manque de considération dans lequel sont tenus les professeurs puisqu'on considère que leur temps de travail peut être alourdi impunément et sans même leur accord.

La FSU alerte d'ores et déjà les personnels de l'Éducation de cette situation.

Elle exige du gouvernement qu'il reconsidère cet arbitrage et mette en cohérence des objectifs comme celui de la réussite des élèves, d'une nécessaire élévation du niveau de qualification de tous les jeunes, de la revalorisation de la formation avec les moyens humains et budgétaires indispensables.

Les Lilas le 17 septembre 2018

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