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Communiqué de presse des Organisations Syndicales de la Fonction publique territoriale

Les organisations syndicales de la Fonction publique territoriale, CGT, FO, FA-FPT, SUD, SNUTER, UNSA dénoncent les mesures régressives supplémentaires du Projet de loi Transformation Fonction publique, portées par le Sénat et validées par l'examen en commission mixte paritaire.

En outre, elles tiennent à rappeler le peu de considération que ce gouvernement porte à la Fonction publique territoriale, pour preuve, le passage du projet de loi en CSFPT après son passage en CCFP.

Plusieurs dispositions aggravent en effet un projet de loi rejeté unanimement par les 9 OS du CCFP puis du CSFPT en mars 2019 et qui, de notre point de vue, portait déjà un coup majeur au Statut général des fonctionnaires.

Aux dispositions visant faciliter les privatisations des services publics locaux notamment par le détachement d'office, s'ajoutent désormais des dispositions destinées à réduire le droit de grève des territoriaux, les modifications contenues dans l'article relatif à « l'exercice du droit de grève » représentent une attaque supplémentaire s'ajoutant à celles visant spécifiquement les fonctionnaires et agents de la Fonction publique territoriale. S'y ajoute la suppression des Conseils de discipline de recours, avec l'obligation aux agentes et agents concernés d'entamer directement une procédure au Tribunal administratif, et enfin, la fusion des centres de gestion.

Ces éléments fondamentaux sont bien entendu à rajouter aux nombreuses attaques contenues dans ce projet de loi : renforcement du recours aux contractuels et élargissement du contrat de projet aux catégories C, renforcement de l'individualisation de la rémunération par le CIA transformé en bonus individuel ou collectif, nouvelle organisation territoriale du CNFPT avec une réduction du nombre des délégations régionales, le financement de l'apprentissage à hauteur de 50% pris sur la formation des agentes et des agents, remise en cause des accords sur le temps de travail, etc.

Force est de constater que sous une image teintée de modernité ce texte constitue une régression sociale historique !

Les organisations syndicales de la Fonction publique territoriale ne cèderont pas devant ces attaques sans précédent de ce gouvernement.

Elles appellent les agents à rester mobilisés pour tout mettre en oeuvre, afin de construire le rapport de force pour défendre les droits et garanties des fonctionnaires et agents territoriaux. Elles s'opposent à ce projet de loi dit de transformation de la Fonction publique et s'engagent pour la défense des services publics de proximité.

Montreuil, le 11 juillet 2019

La bataille contre la privatisation d'Aéroports de Paris est engagée et concerne la société toute entière. C'est une bataille pour la démocratie car il va revenir à toutes et tous de pouvoir décider si un référendum est organisé. Mais c'est aussi une bataille contre les privatisations et pour la préservation et le développement des biens communs et pour les services publics. C'est aussi un combat pour la sauvegarde de l'environnement et pour la transition écologique car rien ne serait pire que laisser les clefs du transport aérien aux intérêts privés.

Depuis des années la privatisation des biens publics se fait à marche forcée. Des entreprises assurant des services publics sont vendues à des intérêts privés. Ignorant des objectifs sociaux et environnementaux de long terme, elles en profitent pour augmenter leurs prix, au détriment des usagers. Elles les transforment en machines à produire des dividendes pour les actionnaires, privant les finances publiques, et donc les services publics, de sommes considérables. Le scandale de la privatisation des autoroutes, celle de l'aéroport de Toulouse-Blagnac, impulsée par l'actuel président de la République lorsqu'il était ministre, en sont de tristes exemples.

Mais cela ne leur suffit pas : outre les aéroports, la Française des Jeux, Engie, l'Office National de la Forêt, les barrages hydroélectriques, les ports, les routes nationales et d'autres sont les nouvelles cibles. Pendant ce temps, les hôpitaux publics sont au bord de l'explosion, des services hospitaliers, des lignes ferroviaires et des bureaux de postes ferment, les services publics s'éloignent des usagers, le statut de la Fonction publique est démantelé, les administrations et les entreprises publiques sont de plus en plus gérées comme des entreprises privées avec pour seul critère la rentabilité financière, au détriment de la satisfaction des besoins sociaux de toute la population.

La bataille contre la privatisation d'AdP est commencée : après des luttes syndicales importantes, plus de 200 parlementaires ont été à l'initiative du processus de référendum d'initiative partagée. Des appels à signature se multiplient.

Compte tenu de l'impératif de la procédure institutionnelle, qui exige qu'il y ait 4,7 millions de signatures de citoyen.nes, et qui exclue toutes celles et ceux qui vivent ici et n'ont pas le droit de vote, donnons à cette campagne l'ampleur nécessaire et impulsons une dynamique de rassemblement. Il s'agit d'en faire l'affaire de la société et des citoyen.nes. C'est pourquoi nous lançons une coordination de mouvements et d'organisations syndicales, associatives et politiques contre la privatisation d'Aéroports de Paris et plus largement contre les privatisations, pour les services publics et les biens communs. Chaque membre de cette coordination conservera bien entendu la liberté de mener sa propre campagne.

Cette coordination nationale a l'ambition de réunir le plus largement possible, dans leur diversité, syndicats, associations et partis politiques, les élu.e.s, les mouvements sociaux, écologistes, féministes... Des initiatives unitaires seront prises localement, avec la constitution de « bureaux de vote de rue », des conférences-débats publiques, des affiches, tracts, argumentaires divers, que nous mutualiserons au niveau national. Nous voulons atteindre 4,7 millions de signatures, pour que puisse se tenir ensuite un référendum national. Si cet objectif est atteint, ce sera un grand coup d'arrêt au rouleau-compresseur d'Emmanuel Macron et de son gouvernement, qui projettent de privatiser un grand pan de l'économie et qui laminent ce qu'il reste de services publics.

Pour signer la demande de référendum sur la privatisation d'Aéroports de Paris : https://www.referendum.interieur.gouv.fr/soutien/etape-1

Voir aussi :

mode d'emploi pour soutenir le R.I.P.

Reférendum d'initiative partagé

Pour soutenir la Proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l'exploitation des aérodromes de Paris afin d'interdire leur privatisation, munissez-vous de :

  • Carte d'identité ou passeport (obligatoire), numéro – date de délivrance – département de délivrance
  • Carte d'électeur (facultative mais utile car ce sont les données utilisées pour vous identifier sur la liste électorale)

Une adresse email devra être saisie.

Aller sur le site : https://www.referendum.interieur.gouv.fr/soutien/etape-1

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Mode d'emploi complet ci-dessous :

Le gouvernement refuse une nouvelle fois d'augmenter les salaires des agent-es de la Fonction publique ! Pas de dégel de la valeur du point d'indice, pas de mesures générales, pas d'abrogation du jour de carence… Quand aux non-titulaires, ils devront également attendre…

Le gouvernement officialise par la même une perte conséquente du pouvoir d'achat pour l'ensemble des agent-es publics.

C'est une nouvelle forme de mépris du travail et de l'engagement des plus de 5 millions d'agent-es, dont 40 % sont en catégorie C avec des rémunérations proches du SMIC, alors même qu'ils font vivre tous les jours les services publics et la Fonction publique partout sur le territoire et souvent dans des conditions difficiles.
Au-delà du nécessaire dégel de la valeur du point d'indice, la FSU avait fait, dans un courrier daté du 11 juin dernier, des propositions notamment en ce qui concerne l'évolution des échelles de rémunération.

Mais le gouvernement n'a rien retenu des propositions faites par les organisations syndicales.

Seule la mise en œuvre des dernières mesures du protocole PPCR, signé par la FSU en 2015, permet une amélioration du déroulement des carrières. Mais ce ne sont pas des mesures nouvelles, de plus le gouvernement les avait retardées d'un an.
Cette situation est inacceptable pour la FSU.

Elle est injuste pour les agent-es. Elle ne participe pas non plus à rendre plus attractive la Fonction publique ni à une meilleure reconnaissance de celle-ci par les usager-es.

Le gouvernement doit impérativement revoir sa politique salariale et s'engager dans la poursuite de la revalorisation des carrières et des rémunérations. L'inverse de sa politique actuelle !

C'est d'autant plus urgent que la future réforme des retraites, de l'aveu même du gouvernement, serait défavorable aux fonctionnaires en raison d'une telle politique salariale.

C'est pourquoi, la FSU continuera de défendre le pouvoir d'achat des agent-es publics afin d'obtenir une réelle reconnaissance de leur travail et de leur engagement au service de l'intérêt général.

Les Lilas, 2 juillet 2019.

La FSU salue le 50ème anniversaire des Marches LGBT

Le 28 juin 1969 avaient eu lieu les émeutes de Stonewall, devant le bar new-yorkais du même nom.
Un événement qui a déclenché un mouvement de lutte pour les droits des personnes lesbiennes, gays, bi et/ou trans (LGBT) avec une première marches des fiertés en 1970 aux Etats Unis.
En Europe, il fallut attendre 1972 pour voir la première marche des fiertés en Allemagne et 1981 en France.

Des Marches organisées aujourd'hui dans presque tous les pays du monde. Mais dans de trop nombreux pays encore l'homosexualité est réprimée.

En France, si de la répression de l'homosexualité au mariage pour tous, les choses ont beaucoup évolué durant ces dernières décennies, il reste encore beaucoup à faire dans un contexte où les actes homophobes sont en augmentation.

C'est pourquoi ces manifestations, porteuses de revendications pour lutter contre les discriminations, les stéréotypes, l'homophobie et pour l'égalité des droits comme cette année celui de la PMA sont essentielles.

La FSU, engagée depuis toujours dans la lutte interLGBT, salue ce 50ème anniversaire et la Marche symbolique qui a lieu aujourd'hui à New-York, comme elle l'a fait hier à Paris et le fera dans les Marches organisées maintenant en province !

Les Lilas, 30 juin 2019.

Carole Rackette, la capitaine allemande du navire Sea Watch, a décidé de forcer le blocus des eaux italiennes pour approcher l'île de Lampedusa et y débarquer les 42 migrant-es bloqué-es à bord depuis quatorze jours.

Un acte d'humanité et courageux.
La FSU dénonce l'attitude du gouvernement de M. Salvini qui a empêché le bateau d'accoster mettant ainsi en péril la vie de ces migrant-es.

La jeune capitaine et les responsables du Sea-Watch risquent désormais des poursuites pour aide à l'immigration clandestine.

L'Europe ne peut accepter cela. Elle est face à ses responsabilités pour faire respecter les droits de l'Homme. Il est urgent qu'elle mette en oeuvre une politique européenne migratoire digne de ce nom. Ne pas le faire revient à accepter cette situation et le rejet de ces migrant-es.

La FSU, forte des valeurs de solidarité internationale, dénonce l'attitude des états de l'Union Européenne qui ne s'engagent pas pour faire preuve d'humanité pour des femmes, des hommes et des enfants en détresse. C'est aussi le cas du gouvernement français qui n'a pas proposé d'accueillir le bateau allemand.

La FSU exige l'arrêt des accords avec des pays tiers pour les questions migratoires et l'immunité pour l'ensemble des militant-es solidaires.
Elle demande également que les moyens nécessaires pour répondre à l'accueil des migrant·es, soient mis en place au niveau européen afin de rendre effective la liberté de circulation telle qu'elle est inscrite à l'article 13 de la Déclaration Universelle des droits de l'Homme.

Les Lilas, 29 mai 2019.

Les chiffres du baromètre Ipsos-SPF publié en septembre 2018, montrent que plus d'un tiers des Français-es a été confronté au cours de l'année 2018 aux privations multiples. Quelle place occupent les loisirs et vacances pour les familles qui ont du mal à joindre les deux bouts ?
Le sondage révèle que beaucoup de Français vivent mal et sont obligés de se priver. Ils ne sont pas seulement complètement sans ressource.
Ils peuvent être dans la précarité, avec des revenus en dessous de 1 200 euros par mois pour une personne seule. Comme on ne peut pas vivre correctement avec ce revenu, qu'il n'y a pas assez d'argent pour faire face aux dépenses contraintes cela amène à des privations.
Évidemment, les privations concernent les loisirs, les sorties, la culture. Les vacances sont les premières sacrifiées.

La campagne « Vacances » figure parmi les cinq campagnes annuelles d'actions de solidarité du Secours populaire. Qu'est ce qui fait que pour le SPF, les vacances ne sont pas un luxe ?
Les vacances, sont un droit pour tous, inscrit dans la loi de 1998 contre les exclusions. Mais ce n'est pas un message évident à faire passer.
Les vacances apportent un bien être mental et physique. Elles permettent de se ressourcer, de reprendre des forces, regagner de la dignité, se projeter dans quelque chose. Quand les gens partent en famille, cela recrée des liens, cela permet de se dire qu'on est comme tout le monde, de reprendre confiance en soi. Au niveau santé aussi cela joue un rôle parce qu'on mange peut-être un peu différemment, on marche, on peut se donner du temps pour soi. Les vacances sont un facteur de bien être très important. Et au retour, les enfants peuvent les raconter et ainsi sortir d'un nouveau facteur d'exclusion.
Les vacances, c'est comme la culture, quand on revient, on est plus fort pour affronter les difficultés.
On parle souvent des vacances d'été, mais le Secours Populaire travaille pour que les personnes puissent aussi partir à d'autres moments de l'année, comme tout le monde.

Quelle forme prennent les actions du SPF dans le cadre des campagnes « vacances » ?
Les personnes ne viennent pas au Secours Populaire pour dire qu'elles sont en difficulté et ne peuvent plus partir en vacances. C'est pourquoi le réseau des bénévoles qui habitent dans les quartiers est très important.
Ils font savoir qu'il existe des possibilités d'aides et les gens viennent les voir en leur disant « j'ai un voisin qui m'a dit que cela fait deux ans qu'ils ne peuvent plus partir » ou « il a perdu son travail…, il est en longue maladie… », ces éléments qui plongent les gens dans la précarité.
Une fois repérées, on travaille beaucoup sur la manière d'impliquer les personnes dans leur projet de vacances. Parfois en effet, des personnes qui ne sont pas parties
depuis longtemps ou qui ne sont jamais parties, nécessitent d'être bien accompagnées sur le projet de vacances, longtemps à l'avance.
Certaines ne savent pas quoi mettre dans la valise, ont peur d'être à un endroit sans savoir comment se débrouiller…
Nos propositions sont variées : partenariats avec des organismes de vacances, colonies de vacances pour des enfants, séjours en familles, familles de vacances, séjours à l'étranger notamment pour les jeunes, séjours de deux ou trois jours pour des personnes sans-abri, sans oublier les personnes migrantes, réfugiées et auxquelles partir quelque part en vacances fait du bien. Et puis il y a ces journées exceptionnelles, les journées des « oubliés des vacances » pour ceux qui après le 15 août ne sont toujours pas partis.
Il est important de comprendre que nous sommes vraiment dans une démarche de solidarité qui s'adresse à tous ceux qui à un moment donné ont besoin d'un coup de pouce. On remarque aussi que les personnes qui sont parties dans le cadre de nos projets s'engagent dans le milieu associatif.
Enfin, il est évident que quand les personnes sont parties elles ont envie de repartir. Elles ont eu accès à un droit et ont envie de l'exercer à nouveau.

"Il n'y aura pas de décret" a annoncé dimanche 23 juin la ministre des Outre-mer ! Elle a ainsi confirmé que le décret sur la réforme des congés bonifiés ne serait pas publié en juillet comme le prévoyait l'Elysée. En outre, Annick Girardin a dit « vouloir négocier » avec les syndicats et les parlementaires. Cette situation est le premier résultat des mobilisations des agent-es.

Avec sa formule « moins longtemps, plus souvent », le gouvernement a le projet de remettre en cause ce qui fonde les congés bonifiés et en particulier de supprimer le congé supplémentaire de 30 jours et surtout « l'indemnité de vie chère » qui est versée durant le congé. L'abandon du versement de la sur-rémunération pendant le congé serait une brèche ouverte sur le principe même de l'indexation des salaires dans les outres-mers. Car contrairement aux déclarations du Président de la République, la réforme envisagée ne correspond en rien aux demandes et aux besoins des agent-es. Pire encore, cette réforme est constitutive d'une nouvelle discrimination à l'encontre des fonctionnaires originaires de l'Outre-mer.

A l'opposé des orientations gouvernementales contre les droits des originaires de l'Outre-Mer, la FSU avec les autres organisations syndicales exigent :

  • L'arrêt de la suppression de la bonification des 30 jours
  • Le maintien de la sur-rémunération versée pendant le séjour
  • Le maintien de la prise en charge des frais de transport par les employeurs

Ce qui est en jeu, ce sont bien les droits des agent-es originaires des DOM, qu'elles ou qu'ils soient affecté-es en métropole ou dans les DOM. Une concertation est annoncée, la FSU y portera la voix des personnels et s'opposera à toute réduction de leurs droits. La FSU se félicite de la mobilisation des agent-es qui a permis ce recul du gouvernement et l'ouverture de négociations.

Elle restera vigilante au strict respect des droits de tous-tes les agent.e.s concerné.e.s.

Les Lilas le 24 juin 2019

Le Secrétaire d'Etat à l'action et aux comptes publics a annoncé un rendez-vous salarial pour la Fonction publique le 2 juillet prochain.
Mais la réunion préparatoire qui s'est tenue le 18 juin a d'ores et déjà fermé de nombreuses portes.
Le dégel de la valeur du point d'indice semble être écarté d'emblée... ce que la FSU a contesté avec force.
Le gouvernement n'envisage aucune mesure générale à même de soutenir le pouvoir d'achat et les niveaux de vie de toutes et tous les agent-es.

En complément d'un plan de revalorisation de la valeur du point d'indice, la FSU a réaffirmé la nécessité d'une attribution uniforme de 30 points d'indice sur l'ensemble de la grille pour poursuivre la revalorisation et tenir compte de l'inflation et de la croissance. Elle a défendu également la nécessité d'améliorer les déroulements de carrière, notamment en raccourcissant les durées de séjour dans les échelons et en fluidifiant les promotions de grade.
La FSU a rappelé que le minimum fonction publique (indice 309 depuis 2013), qui sert souvent d'indice pour la rémunération des contractuel-les les plus précaires, doit être augmenté.
Elle a enfin rappelé sa demande d'abrogation du jour de carence.

Pour seule réponse à toutes ces questions, la DGAFP a concédé quelques pistes qui ne correspondent qu'à des mesures d'accompagnement de cette politique d'austérité : GIPA, indemnité différentielle pour les rémunérations indiciaires sous le SMIC. En revanche, elle a opposé une fin de non-recevoir sur la réévaluation de la compensation de la hausse de la CSG et a remis à la loi « mobilité » l'instauration de l'IKV (indemnité vélo) dont le décret est pourtant prêt depuis 2017.
Concernant les non-titulaires, la DGAFP indique qu'aucune mesure significative ne sera prise avant 2021.

La FSU dénonce le maintien d'une politique d'austérité salariale dans la Fonction publique. Une politique injuste qui ne reconnaît ni le travail des agent-es ni leur engagement professionnel qui permet de faire vivre le service public sur tout le territoire.

La FSU appelle les agent-es à amplifier la pression sur le gouvernement avant le rendez vous salarial du 2 juillet, en particulier à l'occasion de la journée d'action intersyndicale du 27 juin.

Les Lilas, le 19 juin 2019

Si les inégalités restent trop fortes en France, sans les services publics la situation serait encore plus critique. C'est déjà la remarque qu'avaient faite tous les observateurs lors de la crise financière et économique de 2008.

Les services publics permettent la redistribution d'une part importante de la richesse nationale. Ils participent à l'aménagement du territoire et sont, avec 72% des investissements publics réalisés par les collectivités territoriales, une condition essentielle du développement économique et social du pays.

Les services publics de l'Éducation, de la santé, du contrôle sanitaire, de la protection des citoyen-nes, de la justice, de la culture, de l'environnement... ont permis une augmentation de l'espérance de vie, du niveau de qualification, une amélioration des conditions de vie de chacun et chacune.

Animés par les principes d'égalité, d'indépendance et de responsabilité, guidés par les valeurs de justice, de laïcité et de solidarité, ils participent à la cohésion sociale du pays.

Dans chacun de ses versants, État, Territorial ou hospitalier, la Fonction publique fait vivre ces services. Elle est ainsi la clé de voûte de notre modèle social en assurant aux citoyen-nes la permanence, la proximité, l'accessibilité aux différents services publics.

La FSU est opposée au projet de loi dit de transformation de la Fonction publique.
Pour que notre modèle social continue de jouer tout son rôle, pour qu'il tienne cette promesse d'égalité qui est la sienne, pour qu'il réponde mieux aux besoins de la population, qu'il contribue à relever les défis de société qu'ils soient écologiques, économiques sociaux, culturels ou démocratiques, pour qu'il permette l'aménagement du territoire afin que personne ne se sente abandonné, à contrario de ce projet de loi, il est nécessaire et urgent de conforter l'action publique en lui permettant d'évoluer.

Cela passe notamment par :

  • un dialogue social respectueux des organisations syndicales,
  • un pilotage non verticale des services, tenant compte de l'expertise des agent-es et de l'avis des usager-es,
  • une amélioration conséquente de la formation des agent-es,
  • des investissements et des recrutements d'emplois statutaires de qualité à la hauteur des besoins des services publics,
  • le respect du Statut général des fonctionnaires qui constitue autant de droits et obligations pour les agent-es que de garanties pour les usager-es.

La FSU reste et restera engagée pour défendre les services publics et la Fonction publique en lui permettant de continuer à s'adapter aux besoins comme elle a toujours su le faire depuis 1946.

La FSU reste engagée pour défendre les agent-es et obtenir le respect de leur travail, de leur qualification et de leur engagement professionnel si précieux et utile au bon fonctionnement des services.

La FSU reste engagée pour défendre des services publics de qualité sur tout le territoire répondant aux besoins des usager-es.

Elle appelle toutes et tous les agent-es, les usager-es, les élu-es à défendre aujourd'hui et demain la Fonction publique.

FSU - Paris - 12 juin 2019

Lors de l 'examen du projet de loi santé au Sénat, un amendement a été voté autorisant l'allongement du délai légal d'accès à l'IVG de douze à quatorze semaines.
L'interruption volontaire de grossesse est déjà autorisée jusqu'à 14 semaines en Allemagne, 22 semaines en Espagne, 24 semaines en Angleterre et au Pays bas.
La FSU soutient fortement cet amendement qui permettrait aux trois à cinq mille femmes qui avortent aujourd'hui à l'étranger et à leur frais – entre 1000 et 3000 euros, de bénéficier de ce droit gratuitement en France.
Depuis une dizaine d'années, les choix politiques et la baisse des dépenses publiques ont eu pour effet des fermetures de maternité, de services hospitaliers, dont des centaines de centres IVG. L'accès à l'IVG est ainsi devenu plus compliqué et très inégalitaire pour les femmes sur l'ensemble du territoire.
Cet allongement du délai permettrait donc de réduire, même très partiellement, les difficultés.
Cette revendication est portée par de nombreuses organisations féministes dont le planning familial.

Afin que la grande cause nationale pour les droits des femmes se concrétise en acte, la FSU s'adresse solennellement à la Ministre des droits des femmes et à la ministre de la santé pour qu'elles s'expriment favorablement et publiquement pour l'allongement de l'accès à l'IVG en France.
Elle s'adresse aussi aux parlementaires pour que cet amendement soit maintenu lors du retour de la loi en commission mixte.

Les Lilas, 11 juin 2019

L'importante journée d'action et de grève des agent-es du 9 mai dernier à l'appel des organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires et UNSA a permis de dénoncer le projet de loi de transformation de la Fonction publique lourd de conséquences négatives tant pour les agent-es que pour les usager-es.

Les annonces récentes sur les 120 000 suppressions d'emploi qui ne seraient plus l'objectif du gouvernement et sur la mise en place d'une prime de précarité constituent des inflexions positives à mettre au compte de la large unité syndicale et de la mobilisation.

Mais, sur l'essentiel du projet de loi, à ce jour, le gouvernement n'a pas répondu aux légitimes inquiétudes des organisations syndicales par exemple sur les nouvelles instances de dialogue social prévues ou encore sur le recours accru au contrat et il ne tient aucunement compte de leurs propositions.

Si ce projet de loi était adopté par le Parlement, il aurait des répercussions graves sur la qualité du service public, sur l'exercice des missions publiques et sur les conditions de travail des agent-es.

A la veille d'un rendez-vous salarial, les organisations syndicales exigent une politique salariale qui permette de reconnaître mieux le travail, les qualifications et l'engagement professionnel de toutes et tous les agent-es. Elles revendiquent une amélioration des salaires de toutes et tous les agent-es qui passent par le dégel du point d'indice et des mesures générales ainsi que par la suppression du jour de carence.

Les organisations syndicales CGT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC, CFTC, FAFP de la Fonction publique affirment de nouveau leur attachement aux valeurs du service public et à une Fonction publique au service de toutes et tous, porteuse de l'intérêt général. Elles appellent les agent-es à se mobiliser les 27, 28 et 29 mai par des initiatives et actions diverses (conférences de presse, rencontres avec les élu-es, débats, rassemblements…), et particulièrement le 28 mai jour du vote du texte par l'Assemblée nationale, pour dire non à ce projet de loi de transformation de la fonction publique et exiger une revalorisation salariale pour toutes et tous les agent-es.

Les Lilas, le 17 mai 2019

POUR n° 216

Quels sont les origines et les objectifs du MRAP qui fête son soixante-dixième anniversaire ?
Le MRAP a en effet été créé en 1949, par d'anciens résistants. La lutte contre l'antisémitisme était alors au cœur de l'antiracisme, mais le MRAP intégrait déjà ce qui allait être ses grands combats ; la dénonciation du colonialisme et le soutien à toutes les victimes du racisme, en France et ailleurs. Il a partagé le combat des noirs américains et a été actif contre l'apartheid. Il revendique toujours une lutte universelle contre le racisme sous toutes ses formes, quels que soit les victimes ou les auteurs.

Comment qualifier le niveau du racisme en France ?
Il est toujours trop important et chacune de ses manifestations provoque l'indignation. Les statistiques des faits et paroles sont entachées de plusieurs biais mais on constate assurément une libération de la parole et le discours de haine explose sur les réseaux sociaux. Inversement la question des migrants fait naître des solidarités encourageantes. Il faudrait aussi ajouter au racisme proprement dit les phénomènes connexes de discrimination et de xénophobie. Ce qui est sûr, c'est que le rejet de l'autre imprègne encore massivement notre société, sous des formes variées.

Quels sont les principaux chantiers en cours ?
L'implantation de ses comités locaux permet au MRAP d'avoir une activité très variée, dictée par la proximité. Il travaille sur le plan juridique (il a été le promoteur de la loi de 1972) et beaucoup sur le plan éducatif : il est partenaire de l'Éducation Nationale et de plusieurs structures de jeunesse. Sans oublier sa dimension « amitié entre les peuples ». Il partage tous les combats des populations martyres, dans la mémoire du passé ou dans l'actualité.

Non l'État n'est pas une entreprise ! Toutes celles et ceux qui font croire que pour plus d'efficacité les solutions seraient dans le « management », le salaire au mérite, la privatisation de services, la réduction des droits des agent-es… ne disent pas qu'en réalité ils préparent la fin des services publics, offrant un boulevard aux marchés et développant la précarité.

Le gouvernement refuse d'entendre le besoin de service public qui s'exprime aussi bien dans des débats que dans les mobilisations.

Pourtant, la Fonction publique a permis, depuis des décennies, d'améliorer le niveau de connaissances et de qualification du pays, de faire progresser l'espérance de vie, elle à contribuer à plus d'égalité et à la cohésion sociale.

Aujourd'hui, les services publics rendus par la Fonction publique doivent être confortés et les agent-es doivent avoir tous les moyens de les faire vivre. La FSU a pour cela mobilisé notamment contre la loi Blanquer, elle l'a encore montré le 18 mai dernier, et contre le projet de loi de transformation de la fonction publique souvent dans un cadre unitaire comme le 9 mai.

Elle mène aussi la bataille de conviction avec les usager-es et les parlementaires.
L'heure est à poursuivre cet engagement. C'est d'autant plus urgent que si les mobilisations ont obligé le gouvernement à concéder quelques annonces, il doit maintenant renoncer à ces projets et d'autres alternatives doivent pouvoir émerger.
La FSU appelle au rassemblement du 28 mai, jour du vote par l'Assemblée nationale du texte et organise un débat le 12 juin prochain à Paris.

Les jeux ne sont pas faits… avec la FSU, la Fonction publique a de l'avenir !

Aux Etats Unis, les subventions aux centres de santé pratiquant les IVG ont été supprimées. Depuis le début de l'année, 14 Etats ont adopté des lois limitant l'accès à l'avortement. Le 14 mai, l'Etat de l'Alabama a voté l'interdiction formelle d'avorter même en cas de viol ou d'inceste : les médecins qui enfreindront cette loi seront davantage pénalisés que les violeurs.

Ces choix politiques sont dramatiques pour les droits des femmes. Le retour à la clandestinité impliquera inéluctablement une hausse de la mortalité et, pour certaines, des conséquences graves sur leur santé physique.

La FSU soutient les luttes des peuples et des femmes qui réclament le droit à l'avortement notamment aux Etats-Unis, en Argentine ou en Pologne. Elle appelle à une grande vigilance car en Europe certains partis s'organisent pour en limiter l'accès. En France, les fermetures de maternité et de centre d'IVG créent de fait de moindres possibilités d'accès au droit à l'avortement. En cette période d'élections européennes nous portons toutes et tous cette responsabilité. La FSU appelle à reconnaitre l'avortement comme un droit humain fondamental pour toutes les femmes.

La FSU soutient l'appel du collectif « avortement en Europe, les femmes décident » et appelle les militant-es à se rassembler lundi 27 mai 2019 à 18h30 devant l'ambassade des Etats-Unis.

Les Lilas le 23 mai 2019

Les mobilisations pour le climat qui ont pris de l'ampleur depuis le mois de septembre s'inscrivent dans un contexte de contestation sociale particulièrement important : remise en cause du droit à l'éducation, réforme des retraites, remise en cause du statut des fonctionnaires, remise en cause de la liberté de manifester entre autres.
Dans ce contexte, nos organisations syndicales font le choix de porter un discours commun pour appeler à la mise en place d'une réelle politique écologique et sociale et à s'inscrire dans la date de mobilisation du 24 mai.
Si le gouvernement français, les gouvernements européens et mondiaux n'agissent pas rapidement les conséquences sur notre planète, notre environnement, notre santé tout simplement sur notre avenir seront irréversibles. Ce sont déjà des milliers de personnes qui sont contraintes à la migration pour des causes climatiques. Nous sommes aujourd'hui à un point de non-retour. Nous affirmons qu'il ne ne peut y avoir de justice sociale sans justice écologique.
Il est impossible de nier le lien entre problématique écologique et justice sociale. Ce sont, en effet, les plus précaires et les jeunes qui sont directement confronté·e·s aux effets d'une crise sociale et écologique sans précédent.
Les 1% de la population les plus riches ont une empreinte carbone 40 fois supérieure aux 10% les plus pauvres. Il nous faudrait rénover nos logements, changer nos modes de consommation alors qu'en parallèle nous sommes confronté·e·s à une précarité sans nom et qui s'intensifie. La réforme des retraites qui s'annoncent illustre encore une attaque sur le portefeuille des plus précaires. L'accès à l'éducation est devenu un parcours du combattant où après la sélection, le gouvernement vient d'imposer une augmentation des frais d'inscriptions sans précédent pour les étudiant·e·s étranger·e·s ne venant pas de l'Union Européenne. Le statut des fonctionnaires et nos services publics voient leurs moyens diminuer. Enfin, le gouvernement demande aux jeunes d'accepter de vivre dans des conditions plus déplorables que leurs parents... une situation sans précédent.
La crise écologique est alimentée par la crise sociale et résulte de la politique mise en œuvre par nos gouvernements. Chaque attaque sur les droits des travailleurs·es ne fait que renforcer la crise écologique. C'est une réponse collective et non individuelle qu'il faut apporter à la situation actuelle et celle-ci doit émaner autant de l'État que des grandes entreprises.
Les 100 plus grandes compagnies mondiales sont responsables de 70% des émissions de gaz à effet de serre. Alors que les mesures imposées aux multinationales sont largement insuffisantes. L'impact de la production sur l'environnement est trop peu pris en compte. Ce sont les modes de productions qu'il faut changer. Ce n'est pas aux personnes les plus précaires de porter le poids d'une société qui vend ses ressources naturelles aux profits d'une quête incessante de rentabilité.
C'est pourquoi nous revendiquons une véritable politique écologique passant par l'amélioration des conditions de vie de la population.
Pour cela, il faut répondre à l'urgence sociale et climatique et :

  • Faciliter l'accès à des transports en communs publics, notamment pour les jeunes et les précaires sur l'ensemble du territoire (rétablissement et création des lignes ferroviaire de proximité, etc.)
  • Assurer des services publics de proximité sur l'ensemble du territoire : écoles, hôpitaux, bureaux de poste, justice...
  • Avoir une véritable politique publique favorisant l'accès à tou·te·s à des produits responsables à prix réduits
  • Contrôler et évaluer les aides publiques, en particulier celles qui sont attribuées aux entreprises,
  • Mettre en place un plan de rénovation des logements insalubres en vue de les rendre conformes aux normes écologiques,
  • Assurer l'évolution nécessaire des modes de production doit être accompagné d'une politique publique permettant l'anticipation des reconversions en terme d'emplois des salarié·e·s et du devenir des sites de production notamment industriels,
  • Prioriser la création de circuits courts dans les restaurations scolaires et universitaires, le développement d'une restauration responsable avec des produits issus de l'agriculture biologique,
  • Mettre en place des modules dans nos enseignements sur les problématiques écologiques et la création d'une journée nationale de sensibilisation écologique sur l'ensemble des établissements.

Ainsi, nous le réaffirmons, il ne peut y avoir de justice sociale sans justice écologique. Si chacune de nos organisations engagées dans la mobilisation écologique, face aux enjeux écologiques cruciaux nous appelons à la date du 24 mai pour lier les politiques sociales et écologistes.

Signataires : CGT, FSU, Solidaires, Unef, UNL

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